Et le monde, qui s'abêtissait devant les formes de Rei et les Kaméha de Goku découvrit Shinichiro Watanabe, le faiseur de chefs d'oeuvre...
La force de Watanabe, c'est le mélange des genres. Ici, il nous projette dans un futur plus ou moins lointain, après qu'un accident humain ait causé la destruction d'un morceau de lune, venu ensuite s'écraser sur la Terre. L'humanité a depuis colonisé l'espace, dans un esprit très Frontier, en cela que les colons et habitants ont à faire avec des space-brigands (la criminalité a monté en flèche depuis l'accident de la Terre). Aussi, le nombre de chasseurs de prime a lui aussi augmenté.
On suit donc un groupe de chasseurs de prime un peu hétéroclite (Spike, Jet, Faye et Ed, ainsi que Ein). Si dans un premier temps le lien entre leurs différentes aventures n'est pas spécialement évident, peu à peu, leur histoire (ainsi que celle de la Terre et du système solaire) se dévoile peu à peu.
Donc la force de Watanabe, c'est le mélange des genres. Il serait DJ, ça serait un champion du mash-up, quoi. Là, il mixe donc western, jazz, space opéra, et hommages au film noir de la grande époque (50's). L'animation, bien que datant de 1997-1998, n'a pas vieilli, le jeu des seiyu est impeccable, en japonais comme en français, et la musique composée par Yoko Kanno et interprétée par les Seatbelts est un chef d'oeuvre d'OST.
Une série qui est désormais rentrée dans l'histoire, à voir et revoir tout son saoul. Le film est bien, le manga est exécrable.
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