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le 26 juil. 2013
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Moitié science-fiction, moitié post-apo, la série américaine Defiance nous est donc revenue pour une troisième saison – qui pourrait bien également être la dernière. Fondamentalement, si vous pensiez, à la fin de la saison précédente, que les personnages étaient dans la merde, vous n’avez rien vu!
Dans cette saison, à peu près tout ce qui peut partir en vrille va partir en vrille; un certain nombre de choses qui semblaient ne pas partir en vrille, ou qui semblaient arrêter de partir en vrille, vont également partir en vrille quand même. Ah, et ne vous attachez pas trop aux personnages secondaires (et aux éléments de décor): ça purge sévère.
Grosso-modo, la ville de Defiance se retrouve sans protections, en plein hiver, avec sa nation tutélaire sérieusement éparpillée et sa principale source de revenus et d’énergie inutilisable, et doit faire face à une petite armée d’extra-terrestres fanatiques bien décidés à raser la communauté. De près.
Et ce sans parler de l’arrivée de nouveaux extra-terrestres, les Omec, qui terrifient tous les autres peuples pour une bonne raison: ce sont leurs prédateurs naturels – littéralement: ils les mangent – et ils ont tendance à être un peu indestructibles.
Si je dis que cette troisième saison semble être la dernière, c’est d’abord parce qu’elle se termine de façon rationnelle – pas sur un gros cliffhanger, donc. Ensuite parce qu’elle a un petit côté apocalyptique, au sens premier du terme: elle renferme beaucoup de révélations et, au final, ne laisse plus grand-chose dans l’ombre.
Malgré son côté très cheap – extra-terrestres du modèle humains-avec-maquillage et effets spéciaux parfois salement à la ramasse – Defiance fourmille de bonnes idées.
Les personnages sont également très bien foutus. Datak Tarr et sa petite famille ont droit à un traitement spécial cette saison – enfin, comme dans les autres, en fait – ainsi que Doc Yewll, qui est un de mes personnages préférés dans cette série.
Les cultures extra-terrestres sont bien détaillées et ont plein de petits aspects qui font vrai et, en plus, le tout est bien intégré au contexte. On a notamment des chansons qui mélangent paroles en anglais et dans les langues extra-terrestres.
Je trouve un petit peu dommage que le reste du contexte mondial soit un peu passé sous silence, mais en même temps, dans un cadre post-apo – ou peu s’en faut – il est compréhensible que les personnages ne sachent pas forcément ce qui se passe plus loin que la ligne d’horizon, surtout après la destruction de capitale de la République terrienne, dans la précédente saison.
Je n’irai pas jusqu’à dire que Defiance est une série de premier rang, mais s’il existait des séries de « série B », elle en serait un exemple plus qu’honorable.
Créée
le 9 oct. 2015
Critique lue 829 fois
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