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le 19 oct. 2018
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-> Elite : problèmes de riches Elite, je suis allée jusqu’au bout juste pour savoir si ma théorie du tueur.euse était juste (oui, j’avais raison). Je me suis endormie à chaque session de...
Elite repose à la base plus ou moins sur la même recette que "How To Get Away With Murder" transposée en milieu teenage : un meurtre, de nombreux coupables et des allers/retours dans le temps pour nous montrer l'enchaînement des évènements. Après une première saison efficace, à défaut d'être très subtile, la série s'essouffle à partir de la seconde saison.
Une fois l'identité du meurtrier révélée, il n'y a plus grand chose à raconter. Alors, la série tente de meubler comme elle peut. En introduisant de nouveaux personnages qui ne servent pas à grand chose (Cayetana, Rebecca et Valerio pourraient très bien être retirés sans que ça ne change quoi que ce soit à l'intrigue principale). Elle essaie aussi de maintenir tant bien que mal l'intérêt autour de personnages qui n'ont plus un grand rôle à jouer dans l'histoire (la romance entre Samuel et Carla paraît très artificielle) et finit par faire disparaitre les quelques tensions qui apportaient un peu de dynamisme.
Malgré une saison 3 qui relevait un peu le niveau, en proposant une fin de cycle satisfaisante dans laquelle tout le groupe finissait par faire bloc alors que le méchant était puni, la série s'enfonçait de plus en plus dans un vide que quelques scènes de sexe tentaient de masquer.
La saison 4 tente de relancer la machine, d'abord de façon efficace, certes en reprenant les mêmes ficelles encore plus grosses et en poussant encore le curseur pour les scènes de sexe, mais surtout en introduisant des nouveaux personnages qui amenaient une tension qui avait disparue. Hélas, les belles promesses sont très fugaces et très vite, la série retombe dans un rythme ronflant qui peine à maintenir l'intérêt. Et gageons qu'avec le départ prochain de deux acteurs présents dès le début, ça ne va pas s'arranger.
Il serait temps d'arrêter les frais mais le racolage à l'Espagnol continue malgré tout de faire recette : pas de surprise, on est bien sûr Netflix.
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Après une saison 4 dégueu, j'avais juré que j'arrêterais là. Mais je me suis laissé convaincre à la faveur de quelques extraits vidéos et j'ai nourri l'espoir que peut être, cette nouvelle saison soit un peu meilleure. Pas de chance, je me suis bien fait avoir puisque cette saison 5 poursuit sur la lancée de la saison précédente, à savoir toujours plus de racolage, de fêtes interminables et de dramas en carton.
Un peu à l'image de la saison 4, le premier épisode nourrit l'espoir et l'illusion. Notamment grâce au personnage de Ivan, personnage solaire au gros capital sympathie. Et si la série fait d'emblée ce qu'elle sait faire de mieux, c'est à dire capitaliser sur le physique de ses acteurs et faire de l'appel du pied très grossier au public gay, ça fonctionne grâce à l'humour et une légèreté qui n'est pas frivolité.
Malheureusement, comme d'hab, Élite c'est un bon épisode prometteur et 7 autres qui s'emploient à tout saloper. Si vous pensiez que les Espagnols avaient touché le fond l'année dernière, ils cherchent des créatures dans les abysses cette saison. C'est simple, plus rien ne va dans ce truc écrit avec le cul. Les scénaristes n'ont plus aucune idées et se contentent d'écrire en pilotage automatique. Parfois on se demande même si les mecs se réalisent ou ont déjà regardé la série. Des personnages s'embrouillent sand qu'on ne sache pourquoi, certains disparaissent purement et simplement de la saison sans explication (bon, ce n'est pas comme si Bilal était un personnage intéressant mais quand même), d'autres sont introduits au pied de biche, les personnages ont des réactions incohérentes, d'autres prennent les décisions les plus stupides qui soient (Samu passe pour un gros teubé), Isadora princesse d'Ibiza ne sert strictement à rien si ce n'est à tenter de masquer la vacuité de tout ce qui concerne Philippe... La relation Ivan/Patrick, qui aurait pu apporter un peu de douceur et de subtilité dans un monde qui ressemble de plus en plus à du soft porn (on dirait le cousin trash de De Coteau bientôt) sombre dans le n'importe quoi total, à l'image de la série : les scénaristes n'ont plus d'inspirations (enfin si tant est qu'ils en aient déjà eu) et tente donc de maintenir l'attention par des rebondissements improbables qui finissent par sombrer dans le ridicule...
La série essaie tant bien que mal de cacher le vide béant qu'elle représente par du suspens totalement artificiel (qu'est ce qu'on s'en branle des magouilles de Benjamin) mais plus rien ne fonctionne. Tout ça est tellement éclaté que ça en devient aussi drôle que pathétique. Elite sombrera même dans le glauque le temps d'une scène de viol en réunion qui n'apportera rien et est désormais possiblement devenue la pire série de la plateforme (qui n'en manque pourtant pas) : inepte, mal écrite, vulgos et même malaisante.
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Je sais, j'avais dit qu'on ne m'y reprendrais plus après une saison 5 catastrophique. J'avais déjà fait cette promesse après une saison 4 déjà bien nulle mais j'avais décidé de tenter le coup encore une fois sur la foi de quelques extraits sur Youtube et du personnage de Ivan. Là, c'est quelques images de la saison 7 qui m'ont convaincu de jeter un oeil à cette saison... avec la certitude que j'allais encore me faire avoir. Et contre toute attente, cette saison était très très regardable, ce que je n'aurais jamais cru dire de la série un jour.
Évacuons d'emblée l'éléphant au milieu de la place : lors du dernier season finale, je ne croyais pas en la mort de Samuel. Parce que j'imaginais qu'en tant que personnage (presque) principal et dernier rescapé du casting original, il aurait eu droit à une sortie en fanfare. Mais pas du tout donc. Samuel est bel et bien mort, sans qu'on ne sache trop comment d'ailleurs. Et c'est à peine si on en parle, c'est torché en 5 minutes au début de l'épisode : le directeur est en taule, Ari passe son temps à boire de l'alcool et à se taper n'importe qui (ce qui n'est pas un gros changement par rapport aux saisons précédentes). Et puis on passe vite à autre chose.
Le changement majeur de cette saison, c'est que les scénaristes ont mis le frein à main sur les scènes de sexe et ont décidé de les remplacer par du fond. Ainsi, pour la première fois, la série traite de beaucoup de thématiques et de problématiques actuelles. Pèle mêle, on évoque le viol, les violences conjugales, la difficulté de se reconstruire après une agression sexuelle, la différence entre justice et vengeance, l'homosexualité dans le sport, le deuil, la masculinité toxique, les liens familiaux, le changement de genre... c'est comme si après avoir ressemblé à un soft porn racoleur et creux pendant tant d'années, les mec s'étaient décidé à enfin rendre leur production un tant soit peu intelligente. On avait rien avant, ils ont tout mis dans cette saison.
Alors certes, la série est toujours maladroite et le traitement de certains thèmes sont pas des exemples d'analyse complexe mais il y a une amélioration qui est flagrante. Certains personnages autrefois imbuvables sont devenus sympathiques (Isadora, sorte de Paris Hilton teenage la saison dernière devient presque le personnage principal de cette saison et presque l'opposée de ce qu'elle était dans la saison 5), certains personnages très secondaires ont aussi droit à leur storyline (parfois tout aussi intéressante que les autres) et il y a même une vraie dynamique de groupe, une vraie cohésion entre tous les personnages (ce qui n'était plus arrivé depuis la fin de la saison 3). En engageant un acteur transgenre pour parler de cette thématique, la série se dote aussi d'une dimension militante et permet d'évoquer certains aspects de la question dont on ne parle jamais ailleurs (Ander Puig est d'ailleurs la révélation de cette saison).
On regrettera juste que la série retombe dans ses vieux travers sur la fin, en multipliant les twists artificiels histoire de justifier le départ de Patrick et sa famille mais globalement, c'était une bonne surprise que je n'attendais pas. Est ce que c'est un changement durable ou une anomalie? Réponse dans la prochaine saison.
Créée
le 11 janv. 2024
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