J'avais moyennement apprécié la première saison. Là trouvant survolée dans l'analyse des patients. J'ose même écrire que j'ai pu lâché un rire moqueur quelques fois, du fait de la simplicité des réactions ou problèmes des personnages.
Et puis, j'ai été surprise de cette deuxième saison. Je l'ai dévoré d'une traite.
Je l'ai trouvé plus mature, plus poussée, moins gênante. Quelque part plus réaliste.
Quel beau fauteuil que celui d'un psy...en vieux cuir, usé par la forme de celui qui écoute.
Philippe Dayon est un personnage intéressant. La simplicité humaine, il l'a joue très bien. Il n'est en aucun cas "trop". Je me suis plus plongée dans ses habitudes de vie et je me suis amusée à l'analyser.
Je suis de la génération 1990 et maintenant, il y a énormément de blockbusters, de films qui partent dans tout les sens, tordus et j'en passe. A chacun ses préférences. Je suis quelqu'un qui adore contempler, écouter et prendre le temps de comprendre. Et certains passages de cette série en valent bien le détour.
J'ai eu la sensation de me plonger dans un bon vieux bouquin où l'odeur m'annonçait déjà d'entrée que j'allais trouver quelques trésors dans les détails. Plus on lit, plus on se rend compte que tout est lié et que ces choses entre liées donnent aussi naissances à d'autres interrogations, remises en questions, d'autres liaisons, d'autres histoires, d'autres bouquins, d'autres références... Tout est comparable, comme le mythe de Perséphone qui arrive sur le tas pour permettre à sa patience atteinte d'un cancer du sein de faire le lien dans son histoire.
Si vous aimez aller en profondeur et en douceur dans l'analyse, je vous la conseille tout de même.
Malgré les thèmes abordés, cette série reste légère et surprenante.
Je me laisse à penser qu'elle pourrait même donner quelques pistes de réflexions à nos propres problèmes.
L.