Une série qui parle de drogues et d'addiction. De saturation des sens. D'adolescence. Esthétique. Acteurs et actrices & presque trop beaux. Mais seulement presque.

Ce sont les états-Unis, c'est du show, mais un show passé au prisme d'une post-désenchantement, ayant tiré les leçons d'un Brett Easton Ellis. Où la jouissance n'est plus morale, mais non amorale. Et où d'amor, il est aussi question.

La nudité des corps adolescents posera questions à ceux qui s'en posent. Regardons le monde. On peut à l'évidence regretter aussi l'inverse ailleurs.

Une certaine outrance cartoonesque dans la bio de certains personnages permet le recul face à la violence de leur environnement et de leurs actes. Un subtil décalage scénaristique malin. Mais tout stratagème éventé, on n'en a pas moins envie de serrer certains d'entre eux et elles/ou dans nos bras, de rire, de pleurer et de vivre avec eux et elles&.

Un bel exploit déjà.


Saison 2

Better faster not necessarily stronger.


La poursuite du désir et du plaisir sont deux choses différentes,.que l'extase unit en un mélange puissant de salive, de fluides, de corps.

D'âmes ? Oubliez non, d'âmes il n'est pas question. Restons sérieux.

C'est tout le mérite de cette seconde saison que de s'en tenir à ce qu'elle sait, et de nous le démontrer de cette manière.

L'épisode trois déroule une incroyable playlist qui dépasse le registre dont la série est issue pour inclure l'univers des, si on peut dire, adultes. Un élargissement du cadre qui va lá encore se justifier si besoin dès l'épisode suivant.

Il est entendu que cette série s'anime par delà le bien et le mal. Que sa poésie transpire en dépit de son esthétique, de ses personnages trop beaux et belles. Un petit miracle en soi, qui peut n'être qu'éphémère.

Il y a un rêve dans cette représentation d'une jeunesse désinhibée comme le moins que zéro se Brett Easton Ellis sans le nihilisme et le détachement du héros, comme les bons films de Larry Clarke sans leur désespoir d'anges déchus.

Une manière de se rêver de la jeunesse, une manière de s'aimer, qui ne date pas d'hier donc.

Dans l'épisode 4, visuellement remarquable, dans sa construction et son alternance entre les scènes. Une marque de fabrique pas toujours aussi maîtrisée qu'ici, si on doit faire un reproche, il appartiendra au spectateur, à la spectatrice & de démêler la moralité et le sens de ce qu'il aura vu ou non. Le panel des choix est vaste et chacun y trouvera ce qu'il voudra. Vaste, voire mieux.

Dans tous les cas, à gober sans appréhension.

Swindgen
7
Écrit par

Créée

le 10 mai 2023

Critique lue 50 fois

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