Je me suis arrêté au moment où l'auteur trouve dans l'Ile du Docteur Moreau une passerelle vers Mengele (pour faire court...). Je n'ai rien appris que j'ignorais dans ce 1er épisode. Mais j'ai trouvé la forme tendancieuse et malhonnête, de la voix (absolument pas sa voix en interview), aux montages et tout particulièrement les scènes scénarisées. Même le titre est tiré d'un livre, qui cite lui-même un dialogue (qu'en aurait dit Conrad ?).
D 'ailleurs l'auteur a du mal à définir l'objet : travail historique ? documentaire ? ou brûlot militant ?
Mais ce qui m'a particulièrement frappé, c'est l'absence de critique négative, ou tout simplement de quelques réserves émises sur cette forme, dans la presse, de Libération au Figaro, en passant par le Monde, que des éloges. Seul un article du point est critique, de façon étayée. Ce qui montre qu'aujourd'hui il semble difficile de poser des questions sur un auteur qui aborde un sujet sous le point de vue de la morale.
Ouf, sur Sens Critique, je vois que je ne suis pas seul à me poser des questions sur l'objet ambivalent et partial qu'est cette série. Merci. Je finissais par me demander si j'avais glissé du côté obscur...
Je passe peut-être à côté d'éléments intéressants dans les autres épisodes, mais comme je n'aime pas le militantisme forcené, ni les œillères.
Au final, pour moi, c'est dans la trajectoire Woke qui finit (ou finira) par provoquer l'inverse de ce que ce mouvement recherche.