Originale sur le fond et la forme, cette mini-série a adopté un format court qui dynamise le propos. Heureusement, car ce huis-clos parfois bavard pourrait devenir pesant dans un format classique. L'esthétique de l'image, des décors aussi, est dans l'air du temps ; ambiance verte sombre, déco vintage (années 30 et 50). Un appart étonnant, roots mais XXL, presque labyrinthique.
L'approche est psychologique, normal puisque notre héroïne a le super pouvoir de lire dans les pensées des autres. Ce qui constitue un fléau souvent, un bonheur parfois, des expériences étranges à l'occase (jouir ou être défoncée par procuration !). J'ai cependant eu parfois l'impression que le ton urbain branchouille et décomplexé était artificiel, surjoué.
En filigrane, les traumas de l'enfance, les petites trahisons de la vie, le manque de confiance en soi qui peuvent vite encourager une agoraphobie...