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Le pulp décomplexé est de retour !

Flash, parmi la ribambelle de séries dédiées aux super-héros servies sur un plateau cette année (Arrow, Gotham, Daredevil) a été mon petit plaisir régressif télévisuel quasi sans nuages.

Flash partait pourtant avec un gros boulet. C'était un spin-off de Arrow avec une équipe similaire aux commandes. Arrow, la série que je persiste à suivre malgré sa descente aux enfers perpétuelle (avec sa troisième saison, ils creusent dans les tréfonds de la médiocrité). Je redoutais donc une approche "dark", avec un héros "torturé", le tout noyé dans une cuve d'eau de rose de supermarché.

Que nenni. Si on retrouve les lignes scénaristiques très classiques de l'univers DC à la sauce CW (un traumatisme initial ; une amourette contrariée ; des leçons de morale pour gamins de primaire toutes les dix minutes), Flash tire son épingle du jeu en misant tout sur le fun, renouant avec un esprit pulp égaré depuis trop longtemps.

Flash est un personnage fun par essence. C'est le super héros idéal pour s'amuser avec ses pouvoirs et les scénaristes l'ont bien compris. Associé à des side-kick pas horripilants pour deux sous (Toute proportion gardée il s'entend, derechef comparez avec ceux de Arrow qui pleurnichent toutes les deux minutes) voire comiques (Cisco Ramon, c'est bien toi que j'évoque) et une ribambelle de vilains-pas-beaux eux aussi dotés de super pouvoirs accouchant de confrontations jamais répétitives, il y a toujours de quoi se distraire dans un épisode de Flash. Même le fil rouge de la première saison - articulé autour d'un mystèrieux anti-flash - est fichtrement bien écrit pour une série de ce calibre.

Alors oui, il reste cette surcouche émotionnelle pas finaude pour deux sous (le thème majeur étant la filiation) qui pourrait être balancée à la corbeille, mais son approche est tellement enfantine dans son traitement qu'au final, elle participe à l'ambiance légère et récréative de la série.

Bref, Flash est loin d'être un chef d'oeuvre. Mais Flash a le mérite de ne pas viser plus haut que ce à quoi elle peut prétendre : du fun, des épisodes distrayants, une galerie de personnages attachants dans leur ensemble. Comparé à cette approche "sombre" proposée par ces concurrentes, elle s'est détachée sans se forcer.

En espérant que la saison 2 maintiendra cette approche.

Hypérion
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Hypérion
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