Soyons franc, l’annonce de la série Flash, de son rôle titre pour Grant Gustin (transfuge de Glee), et le visionnage de la première saison d’Arrow ne m’ont guère donné envie de mon plonger dans cette série. Peur de me retrouver avec un série pour ado, sans rythme, ce qui serait un comble pour Flash, et si je n’ai rien contre Grant Gustin, il est loin d’incarner le Barry Allen que l’on est en droit d’attendre.
Et pourtant, il n’aura fallu que deux épisodes être séduit, et pas beaucoup plus pour être conquis. La série est en effet diamétralement à l’opposé de ce qu’Arrow nous propose. Du rythme, de la vitesse (encore heureux) des acteurs et actrices qui ne sont pas tous mannequins et qui apportent tous quelque chose de suite au titre et qui s’imposent comme innés à leurs personnages ! Une série bien moins sombre, sans pour autant être un remake des Bisounours, bien au contraire.
Barry Allen est un très jeune scientifique de la police de Central City. A onze ans il voit sa mère se faire tuer par un étrange éclair jaune, et c’est son père qui se retrouve en prison pour ce crime affreux qu’il n’a pas commis.
Des années plus tard, Barry est victime des répercussions de l’explosion d’un accélérateur de particules dans les laboratoires Star Labs d’Harrison Wells (Tom Cavanagh). Barry tombe dans le coma et Jo (Jesse L. Martin) le policier ayant accueilli Barry suite au drame qu’il a vécu et l’ayant élevé comme son fils, est prêt à tout pour le sortir du coma. Le professeur Wells propose de prendre en charge le « cas » Barry…
A son réveil Barry découvre qu’il est capable de courir à des vitesses inimaginables, un véritable bolide humain sortant de notre champ de perception lorsqu’il se décide à accélérer. Mais son cas n’est pas unique, d’autres personnes à Central City ont subi les effets de l’explosion, et ces métahumains font rarement bon usage de leurs nouveaux et fantastiques pouvoirs. Avec l’aide d’Harrison Wells, du génial Cisco (Carlos Valdes) et de la ravissante Caitlin (Danielle Panabaker), Flash est décidé à tous les arrêter !
Un peu à l’image d’un Smallville à l’époque, les premiers épisodes se résument à la découverte des pouvoirs de chaque nouvel ennemi se mettant sur le chemin de Barry, tandis que ce dernier apprivoise ses pouvoirs, se fait de nouveaux amis, savoure sa nouvelle vie et essaie tant bien que mal de ronger son frein vis-à-vis d’Iris (Candice Patton), la fille de Joe, un peu comme sa sœur, sa meilleure amie dont il est amoureux en secret. Oui une histoire d’amour, mais cela s’arrête là et il est amusant de suivre ce quatuor amoureux entre Barry, Iris, Flash et Eddie Thawne (Rick Cosnett).
Mais cette première saison bénéficie d’une bonne intrigue de fond avec la volonté de Barry de résoudre le meurtre de sa mère, avec de nouveaux élément qui tombent assez régulièrement et un ennemi qui se fait toujours plus menaçant, plus présent et surtout rudement bien écrit !
Beaucoup de personnages issues du comics, une grosse touche d’humour, surtout avec Cisco, un casting véritablement excellent, de bonnes histoires, une intrigue principale prenante, il y a peu de choses à redire sur cette première saison.
Si ce n’est des effets spéciaux pas toujours au top comme avec Grodd ou certaines séquences de vitesse avec Flash et surtout le Néga-Flash.
Bref, Flash est une très, très belle surprise, j’ai pris un véritable et grand plaisir à voir chacun des vingt-trois épisodes de la saison une. Un final explosif, plein d’émotion avec un cliff qui fait hurler, de par le fait de devoir attendre un an pour voir la suite !
SAISON 2
En seulement quelques épisodes, la série Flash a su me convaincre et même me captiver. D’abord réticent j’ai fini par adhérer à Grant Gustin en Barry Allen. C’est d’ailleurs un gros point positif de la première saison : le casting ! Les personnages sont attachants et empathiques, les acteurs vraiment bons. Au final j’ai adoré cette première saison, et attendait avec impatience la deuxième suite au cliff final !
Bien que décidé à sauver sa mère (Vanessa A. Williams), lors de son voyage dans le temps, Flash (Grant Gustin) a finalement laissé les événements se dérouler normalement, malgré la douleur et la tristesse que cette décision puisse engendrer. Mais ce voyage dans le temps a malgré tout eu un impact sur notre présent et sur la Terre. Barry a en effet créé un portail menant vers Terre-2, une Terre alternative où tous nos héros ont un jumeau astral, un alter-égo. Cette Terre est sous la coupe de Zoom, un tueur impitoyable ayant les mêmes pouvoirs que Barry, si ce n’est plus et prêt à tout pour être l’homme le plus rapide de l’univers.
Ce Zoom envoi des méta-humains sur notre Terre pour tuer Barry. Notre héros peut compter sur l’excellent Cisco (Carlos Valdes), la sublime Caitlin (Danielle Panabaker), Joe West (Jesse L. Martin), Iris (Candice Patton) mais aussi sur Harrison Wells (Tom Cavanagh), celui de Terre-2 et Jay Garrick (Teddy Sears), le Flash de Terre-2 !
Flash est maintenant un héros adulé de tous, mais Barry a du mal à être célébré alors que la victoire contre Néga-Flash (Tom Cavanagh) a demandé le sacrifice de Ronnie (Robbie Amell) et d’Eddie (Rick Cosnett). Mais tout cela est vite oublié avec l’arrivée de méta-humains venant de Terre-2 et du Flash de cette Terre ! Ce dernier n’a cependant plus de pouvoir suite à son passage dans la singularité. Enfin l’une des singularités, puisqu’il n’y a pas moins de cinquante-deux singularités sur Terre.
Très vite, ce combat contre Zoom va devenir personnel pour Barry, et sur la fin de saison, les actes, terribles, de Zoom vont mener Flash dans une colère sans borne, forçant ses amis à l’emprisonner comme un simple criminel, lui faire perdre ses pouvoirs et même l’envoyer dans la Force Véloce ! Une saison très sombre et douloureuse pour notre héros.
D’ailleurs, ce sont tous les personnages qui vont avoir le droit à un excellent travail. Harry, pour commencer, s’il n’est en rien semblable au Néga-Flash,il n’en demeure pas moins un personnage implacable et cartésien à outrance. Il va avoir beaucoup de mal à gagner la confiance du groupe, les autres n’arrivant pas à le dissocier de son jumeau astral ! Il reste prêt à tout pour sauver sa fille Jesse Quick (Violett Beane) !
Cisco voit ses pouvoirs prendre une tournure inattendue mais en font bien trop souvent un oiseau de mauvais augure. Du coup, il n’arrive plus à avoir toujours le même entrain, même s’il reste l’atout comique numéro un de la série.
Caitlin continu d’enchainer les coups durs et semblent devenir de plus en plus fragile. Elle est tellement touchante qu’on a envie de la prendre dans nos bras.
Joe voit le passé le rattraper et se découvre un fils, Wally (Keiynan Lonsdale), les relations Joe/Barry/Wally deviennent un peu compliquées.
Et voir tous ces personnages bien différents, de par leur jumeau astral est quelque chose de frais et diablement amusant. La palme allant à Killer Frost, le double maléfique de Caitlin ! Cette deuxième Terre est l’occasion, également de découvrir de nombreux autres personnages de l’univers de Flash comme King Shark, Docteur Light (Malese Jow), Black Siren (Katie Cassidy)…
Bref, avec cette intrigue si noire, si sombre, la série gagne en intérêt et en maturité. Les personnages évoluent dans le bon sens et sont de plus en plus attachants, on les aime de plus en plus. Une excellente saison qui va laisser de terribles traces…
SAISON 3
Flash (Grant Gustin) a vécu le drame de trop avec la mort de son père, Henry (John Wesley Shipp) ! Ne pouvant faire face à ce nouveau drame Barry décide, seul et sans en parler à qui que ce soit, de remonter le temps, une nouvelle fois, jusqu’à la nuit fatidique où sa mère (Michelle Harrison) a été assassiné. Mais cette fois-ci, il empêche cette mort tragique ! Cet événement plonge le monde dans une sorte d’univers parallèle. Barry y vit avec ses deux parents ! Le héros de la ville n’est pas Flash, mais Kid Flash (Keiynan Lonsdale).
Mais avec le temps, Flash perd, petit-à-petit ses pouvoirs, il se retrouve contraint et forcé de réparer le flux temporel, remontant, à nouveau le temps, pour laisser le Nega-Flash tuer sa mère ! De retour dans son présent, Barry réalise que ses petits voyages dans le temps et son Flashpoint, ont eu de sérieuses répercussions !
Iris (Candice Patton) et Joe (Jesse L. Martin) ne se parlent plus, le frère de Cisco (Carlos Valdes) est mort ou encore qu’il travaille au CCPD sous les ordres de Julian Albert (Tom Felton) un scientifique expert des méta-humains ! Comme si cela ne suffisait pas, Barry décide, encore une fois, de remonter le temps, mais il est interrompu par Jay Garrick qui lui explique qu’il n’est pas bon de jouer ainsi avec le flux temporel !
Lorsque Edward Clariss (Todd Lansance) se retrouve à nouveau avec les pouvoirs de Rival, comme dans le Flashpoint, il est obligé d’avouer ses actes à toute la team Flash, et la pilule a beaucoup, beaucoup de mal à passer. Surtout pour Cisco ! Quelque chose se casse entre les deux amis ce jour-là !
Rival a obtenu ses pouvoirs du Docteur Alchimie, un étrange homme masqué qui a également vécu le Flashpoint et qui compte bien donner leurs pouvoirs à tous ceux qui en avaient pendant le Flashpoint ! Les agissements du Docteur Alchimie ne vont pas avoir d’incidences uniquement sur les ennemis de Barry, mais aussi ses proches !
Mais le Docteur Alchimie n’est pas la principale menace de cette saison, bien au contraire, un ennemi bien plus fort, surpuissant, invincible et noire se présente à la team Flash avec Savitar le dieu de la vitesse ! A travers l’un de ses nombreux voyage, celui-là dans le futur, Barry découvre qu’Iris va se faire tuer devant ses yeux, sans qu’il ne puisse agir assez vite, par Savitar !
Flash et sa team vont donc devoir faire une véritable course contre la montre pour empêcher ce drame de se produire. Mais comment faire, alors que leur ennemi sait déjà tout ce qu’ils vont faire avant même qu’ils n’y pensent ? Comment faire, alors que ce Savitar est beaucoup plus proche d’eux qu’ils ne pourraient le croire ?
Barry va tout faire pour empêcher ce drame de se produire ! Remonter le temps, s’allier à des criminels, risquer d’en devenir un lui-même, mentir et même trahir ! Surtout, la team-Flash n’est plus aussi soudée qu’auparavant, de nombreuses tensions la gangrènent, tout comme la transformation de Caitlin (la superbe Danielle Panabaker), la mise en retrait de Wally, et le Harrison Wells, ou H.R. (Tom Cavanagh) de la Terre-19 n’a pas l’impact scientifique de Harry de la Terre-2. Il influx, néanmoins, sur un autre terrain.
Cette troisième saison de Flash est vraiment sombre et noire ! Elle se démarque encore davantage de la première. Barry devient un personnage qui ne respire plus la joie de vivre, heureux lorsqu’il se bat dans la première saison. L’optimisme laisse peu à peu place au défaitisme. Il semble porter tous les malheurs du monde, ne plus agir mais subir. Comme Barry est un personnage qui dégage beaucoup d’empathie chez les gens, on ressort, du coup, de chaque épisode, avec un moral dans les chaussettes.
De plus, là où l’on avait plein de petites intrigues durant les autres saison, là, le combat contre Savitar occupe toute la scène, laissant peu de place au reste. Idem pour les personnages. Grande force de la série, hormis Barry, le développement des autres membres de la team Flash n’est pas suffisant par rapport aux autres saisons. Comme dit plus haut, c’est le personnage de Wally qui cristallise cela, on le perd toute la seconde moitié de la saison. Plus qu’un développement peu suffisant, c’est surtout que Barry capte toutes les attentions, alors que des choses sont faites notamment sur Caitlin. A la rigueur, on peut espérer que tout ce qui a été mis en place cette saison soit mieux mis en avant lors de la prochaine.
Le final est un crève-cœur, on se dit que la vie est injuste, mais cela en rajoute à l’impatience de la saison 4.
Bref, bien qu’intéressante, cette troisième saison de Flash est terriblement sombre et trop exclusive à Barry. Pourtant de nombreux développements sont prometteurs et méritaient d’être mieux mis en lumière. Une saison, néanmoins, palpitante mais qui peut donner un sérieux mal de crâne avec tous ces voyages dans le temps, ces conflits temporels et les origines de Savitar. Personnellement, j’adore ces prises de tête temporelles et les sagas sombres, donc j’ai été aux anges durant ces vingt-trois nouveaux épisodes ! Mais je ne serais pas contre un peu de légèreté et d’humour comme avant, également.