Flying Witch débute à l'arrivée de la jeune sorcière Makoto dans une ville de campagne, où elle sera hébergée par sa tante et ses deux enfants (tous "moldus") : Kei, qui a son âge, et la petite Chinatsu. Makoto compte bien profiter du cadre rural pour perfectionner son art, assez éloigné des stéréotypes occidentaux. Si balai, chat noir ou cercle magique sont bien au rendez-vous, l'utilisation qui en est faite est rarement spectaculaire. Les "sorts" s'effectuent via des préparations culinaires ou chimiques, ainsi que de courts rituels que n'importe qui peut reproduire. Leur effet -souvent anecdotique- sert à des fins humoristiques, et ce de manière ponctuelle.
L'essentiel des épisodes est consacré à la nature, présentée sous deux points de vue : réaliste et magique. Kei enseigne à Makoto le b.a.-ba de la vie à la campagne (cueillir/cuisiner certaines plantes, par exemple), tandis que cette dernière invite ses cousins à découvrir la magie dont leur monde est imprégné. Cela va d'une rencontre avec le "Coursier du Printemps" (chargé d'amener le printemps, donc) à l'exploration d'une baleine volante. Dans tous les cas l'émerveillement est au rendez-vous, un émerveillement simple et sincère. Car -et ça fait plaisir-, l'anime n'est jamais racoleur, jamais "too much". Les personnages sont tous un peu excentriques à leur façon (Makoto est maladroite, sa grande soeur Akane est une bonne vivante et Chinatsu n'est encore qu'une enfant) mais l'humour se fait discret, bien dosé. Mignon, aussi. Finalement c'est tout ce que l'on demande à un slice of life ! Un univers dépaysant, des personnages crédibles et attachants, une ambiance légère qui ne manque pas de nous donner le sourire... Flying Witch est assurément mon coup de coeur de la saison, et une vraie surprise dans la mesure où la magie/sorcellerie a vite tendance à partir en sucette, surtout quand les japonais s'en mêlent.
Pour terminer, j'insiste sur le fait que Flying Witch est un pur slice of life, de ceux où il ne se passe pas grand-chose. L'anime ne plaira donc pas à tout le monde. Il me rappelle Usagi Drop pour son ton sobre et naturel, et Non Non Biyori pour l'environnement campagnard et l'absence de réel fil conducteur.