Après les deux saisons Stand Alone Complex (globalement excellentes), les auteurs remettent le couvert avec un long-métrage dans lequel le Major a pris une sorte de congé sabbatique vis-à-vis de la Section 9…
Cela n’est pas sans rappeler les tomes 3 et 4 des mangas de Shirow au cours desquels notre cyber héroïne se la joue justicière-enquêteuse solo, une idée sans doute pas si valable que ça, tant sa raison d’être se confond avec la fameuse section d’élite.
D’ailleurs, le nouvel imbroglio qu’on tente de nous raconter ici n’est pas sans rappeler non plus l’enquête totalement absconse sortie de l’esprit embrouillé du mangaka dans ses 2 tomes du Man Machine Interface (les 2 derniers de GITS) : le point commun ne concerne certes pas l’intrigue elle-même mais l’effroyable embrouillamini qu’on tente de nous faire avaler.
Bien sûr, ce n’est pas aussi marqué dans le cas qui nous occupe, car on pige grosso merdo quelques tenants et aboutissants mais tout de même… quel bordel à cul tout ça ! Cela étant, on ne s’ennuie pas dans ce Solid State qui garde un rythme soutenu tandis qu’on tente, pauvre spectateur, de démêler cette pelote de laine inextricable…
On retrouve en tout cas avec plaisir tous nos zozos de la Section 9, sauf… les tachikomas réduits à la portion congrue : c’est sans doute un peu ‘normal’ après les évènements de 2nd GIG mais rien n’empêchait de sortir un autre lapin du chapeau pour les faire revenir… ce qui arrive en fait. Ou presque.
La semi-déception est donc de mise, comme si ce triple S était à son insu la goutte de trop dans ce qui constituait jusqu’ici un fort beau vase, ma foi.