Quel dommage de devoir endurer cette série si prévisible et remplie de clichés !
Une représentation erronée d'une communauté qui semble avoir été absente de l'écriture et de la production de ce navet. Cette « comédie » nous demande d'adhérer au rêve américain dégoulinant. On veut nous faire croire à un capitalisme « à visage humain et LGBT friendly », un patronat dont la suprématie blanche ne saurait nous échapper. Netflix veut cocher toutes les cases d'une diversité visiblement présente uniquement pour le box-office.
Si le patron est une femme, on lui passe tout : manipulation, maltraitance des employés, utilisation de causes ou d'identités opprimées comme gage d'ouverture d'esprit, etc.
Si son assistant est « gender non-conforming », alors on fermera les yeux sur un jeu d'acteur poussé à la parodie même de ce qu'il représente ?
Le racisme et la toxicité croissante des relations ne seront jamais nommés. Exemple : « Je prendrai de la drogue seulement si tu en prends » (incitation à la consommation de stupéfiants), « je me laisserai manipuler par ma patronne ou mon petit ami parce qu'ils sont « gentils » avec moi » (déni d'identité, transmysogynie, manipulation).
« Je répondrai à toutes tes demandes personnelles et professionnelles, alors que tu me traites comme de la merde, parce que je veux une relation avec toi, à n'importe quel prix » (emprise…).
Cette série offre finalement une bonne illustration de la théorie du maître et du serviteur, servie sur un plateau à paillettes et pavé de bonnes intentions. La bonne recette Netflix 2023.