Half Man, c’est la série que tu regardes avec une boule au ventre, et que tu continues quand même. Deux frères, trente ans de relation, une violence qui éclate le jour d’un mariage — Gadd remonte le fil sans ménager personne.
La mise en scène est soignée, souvent froide, avec une vraie façon d’utiliser les paysages écossais comme extension de l’état émotionnel des personnages. Rien n’est décoratif. Les silences sont aussi travaillés que les dialogues, et Jamie Bell confirme qu’il est bien meilleur qu’on ne le pense.
La noirceur finit par peser dans les derniers épisodes, et c’est clairement moins immédiat que Mon Petit Renne. Mais pour qui accroche, c’est du travail sérieux.
Le genre qu’on est content d’avoir vu, une fois que c’est fini.