Happy!
7.2
Happy!

Série SyFy (2017)

Happy, c'est d'abord une bédé de Grant Morrison, scénariste de comics fer de lance du renouveau made in GB aux cotés du pape Alan Moore, de l'arrogant Garth Ennis, du barde Neil Gaiman, ayant gagné sa place dans le panthéon des Mages Scénaristes aux cotés de Warren Ellis, Moore, Millar et quelques autres tant grâce à ses coups d'éclats en one shot ou mini séries, comme l'exceptionnel The Filth, le flippant Nameless, l'étrange Flex Mentalo, le trop souvent négligée Seven Soldiers of Victory ou le célèbre Arkham Asylum, entre autres, que grâce à ses travaux sur le long terme, qu'il débarque chez Batman ou les X-men pour foutre un foin sans précédent, ou qu'il assure des séries massives et quasi psychotropes tant elles sont barrées, comme The Invisibles ou Doom Patrol.


Bref, Grant Morrison, c'est généralement du solide, du lourd, du génial!


Mais parfois, le niveau baisse un poil, et on se retrouve avec des choses plus anecdotiques.
Happy! fait partie de cette seconde catégorie. Mais ça n'enlève rien à l'excitation mâtinée d'inquiétude ressentie en voyant sur mon client torrent préféré le titre Happy apparaître.


Une adaptation de Grant Morrison en série ?!!! Qui peut être assez cramé pour lancer cette idée ? Qui a des bollocks assez massives pour tenir le pari ?


Après un premier épisode rien moins que dantesque, rythmé comme rarement, complètement déjanté, avec un Christopher Meloni rien moins que parfait, tout en excès et en cabotinage, j'étais non seulement rassuré, mais aussi impatient de voir la suite.
Mais cette fuite en avant toute en violence, destruction, dérision survolté évoquait très directement la folie qui habitait un film que j'avais particulièrement apprécié à l'époque, Crank.
C'est donc sans grande surprise qu'Imdb a confirmé ce ressenti : c'est bien Brian Taylor aux commandes.


Le problème, c'est que ce modèle de fuite en avant, ça tient en haleine sur une courte distance, un long métrage par exemple, mais à l'échelle d'une série, c'est plus problématique.


Et Happy! n'évite pas le piège, se retrouvant coincé entre la volonté de Taylor d'installer une sorte d'univers étendu, avec ses pointes de génie et ses faiblesses, et le recours au carnage en tant que gimmick, trop clairsemé à travers les huit épisodes pour tenir en haleine.


Un résultat en demi teinte, qui aurait gagné à être condensé sur quelques épisodes de moins, avec un Happy aussi agaçant que dans la bédé, mais un Meloni qui tient la route sur la longueur et affirme son coté double maléfique de Jon Hamm.

toma_uberwenig
7
Écrit par

Créée

le 11 févr. 2018

Critique lue 417 fois

toma Uberwenig

Écrit par

Critique lue 417 fois

1

D'autres avis sur Happy!

Happy!

Happy!

8

IrrelevantSnake

le 18 févr. 2018

Suivre

Alcool et bourre pif.

SyFy oblige, j'étais un peu méfiant (parce que bon, hormis The Expanse, les séries de la chaîne sont quand même à classer dans la catégorie "Gros Caca" ) mais finalement, ça passe super bien. C'est...

Happy!

Happy!

8

Buddy_Noone

le 28 juin 2021

Suivre

Le secret de la licorne

Nic Sax est une épave. Un ancien flic alcoolique devenu sans-abri, reconverti en tueur à gages des bas-fonds de New York. Véritable expert en nettoyage, il préfère désormais jouer de la pétoire et...

Happy!

Happy!

5

Eric-Jubilado

le 29 sept. 2018

Suivre

Copulation d'insectes

"Happy!" a tout de la fausse bonne idée : de la provocation trash à la louche, de la violence graphique et décomplexée, une nouvelle rencontre entre personnages "de dessin animé" et prises de vue...

Du même critique

Invasion Los Angeles

Invasion Los Angeles

8

toma_uberwenig

le 1 avr. 2011

Suivre

Debord décrypté par un ex-catcheur

C'est de loin la meilleure, la plus claire explication possible de ce que Debord essaie de nous faire comprendre dans la Société du Spectacle. Bon, d'accord, les extraterrestres et les lunettes...

The Wicker Man

The Wicker Man

10

toma_uberwenig

le 1 mai 2011

Suivre

Come. It is time to keep your appointment with the Wicker Man.

S'il n'en restait qu'un, ce serait celui-ci, presque sans hésitation. Et je profite du fait que ce soit le 1er mai, date au centre de l'intrigue du film, pour me décider à en parler. Tout commence...

Si tu tends l'oreille

Si tu tends l'oreille

8

toma_uberwenig

le 5 mai 2012

Suivre

Le temps retrouvé

Si vous abordez ce film avec les faux espoirs instillés par la bande annonce d'être confronté à un conte surnaturel, vous serez déçu. Et ce serait dommage, le film ayant beaucoup à offrir à ceux qui...