Saison 1 (8) :
Trois nouveaux internes gèrent les malades d'un service de médecine interne alors que les médecins titulaires sont confinés. Thomas Lilti - ancien médecin - décrit le milieu hospitalier avec un vrai sens du réalisme et du rythme : manque de moyens, fatigue due à la surcharge de travail, rapports avec une hiérarchie impuissante, multiples contraintes organisationnelles, manque de confiance, moments de doute. Malgré un quotidien difficile, ils essaient tant bien que mal de mettre de l'humain dans leur travail. A ce titre, les relations patients/internes sont parfaitement développées. L'auteur s'est aussi appliqué à construire des personnages intéressants parfaitement interprétés par des acteurs qu'on sent concernés : Louise Bourgoin qui cache une grave maladie, Karim Leklou légiste passé en médecine interne, Alice Belaïdi jeune interne en manque de confiance, Zacharie Chasseriaud le fils de la chef de service. On salue aussi les seconds rôles : Anne Consigny, Eric Caravaca, Jackie Berroyer, Géraldine Nakache.
Saison 2 (8) :
Nous sommes immergés dans la frénésie de l'hôpital dès les premières secondes avec la rupture d'une canalisation d'eau qui engendre une inondation. Ce qui désorganise encore plus nos internes. Les personnages d'Alice Belaïdi et de Zacharie Chasseriaud sont toujours là, le personnage de Louise Bourgoin aussi mais cantonné à des tâches subalternes à cause de son handicap. Quant à Karim Leklou, il revient mais de manière inattendue. En outre, il y a aussi l'arrivée d'un nouveau médecin le Dr Brun (interprété par Bouli Lanners) et un nouveau personnage développé Igor (joué par Théo Navarro-Mussy très convaincant) jeune soignant au bout du rouleau. Une saison plus noire, plus dramatique avec les mêmes qualités que la première. Dans les dernières minutes, l'intrigue se reconnecte à l'actualité avec l'allocution du président suite au début de la pandémie.
Saison 3 (8) :
Cette nouvelle saison (resserrée en 6 épisodes) prend, plus que jamais, pour thème la décomposition avancée du système hospitalier français. Plus que jamais, il s'agit d'un véritable exercice de survie au quotidien : grèves, pas d'effectifs, pas de lits. La tension est omniprésente dès la première minute du premier épisode (une séquence irrespirable dans une cité) et culmine dans un épisode 4 intense et prenant. On retrouve, bien sûr, les personnages habituels avec quelques changements (Allyson et Théo sont devenus SOS Médecins) y compris le retour discret du Dr Simoni (Eric Caravaca). Un nouveau médecin (ophtalmologue) joué par William Lebghil arrive cette saison.