His & Hers est une mini-série produite en 2025 et diffusée sur Netflix. Elle adopte un ton sombre et repose sur une photographie soignée. La série est clairement au-dessus de la moyenne sur le plan visuel, sans chercher à en faire trop. La palette de couleurs est froide, souvent désaturée, avec des images régulièrement enveloppées de brume ou de lumière diffuse. Un travail discret mais cohérent, qui installe une atmosphère mélancolique et pesante, parfaitement en phase avec le récit.
L’interprétation des acteurs principaux est l’un des grands points forts de la série. Pour Jon Bernthal, cela ne fait aucun doute : c’est son meilleur rôle. Et je le confirme sans hésiter, c’est sûrement aussi le meilleur rôle de Tessa Thompson. Elle est remarquable dans la peau d’Anna Andrews, journaliste marquée par la perte de son enfant, et apporte au personnage une fragilité et une dureté mêlées, profondément humaines. Sa relation avec sa mère, interprétée avec beaucoup de justesse par Crystal Fox, ajoute une dimension émotionnelle supplémentaire, tout en retenue, jamais appuyée.
Le scénario, lui, m’a longtemps donné l’illusion que j’étais plus malin que la série. Très tôt, j’ai cru voir venir un twist, au point d’être assez sûr de moi. J’étais convaincu d’avoir compris, persuadé d’avoir pris une petite avance sur le récit.
Le dernier épisode se charge finalement de me détromper. Il rebat les cartes avec intelligence, balaie mes certitudes et me prouve que je me suis laissé avoir comme un bleu. Une conclusion efficace, qui donne du sens à l’ensemble et referme proprement tous les arcs narratifs.
Je mets des points pour :
- La qualité des images et le jeu des acteurs; Jon Bernthal et Tessa Thompson en tête.
Par contre j'en enlève pour :
La morale qui de la série qui est génante.
Je ne crois pas absolument pas à la transformation physique de Lexi