Série tirée d’un dialogue d’Ingmar Bergman (1918 – 2007 / 89 ans) dont il est inutile de rappeler la filmographie impressionnante de ce metteur en scène suédois. Elle m’a fait rappeler un genre plus statique du film « Scènes de la vie conjugale » de 1973 qui durait plus de trois heures en salle, thème : Une déchirure lancinante d’un couple annoncé comme un chef d’oeuvre pour certains ou une histoire à dormir debout. Jeunesse : David Howard (Gustav Lindh) père de deux garçons metteur en scène en pince pour Marianne Vogler (Frida Gustavsson, une belle plante (1,85m)) mariée une fille (Isabelle) avec Markus (August Wittgenstein) pianiste au sein d’un groupe. 40 ans plus tard : changement de décor, les personnages ont vieilli, la famille s’est éparpillée, les stigmates du temps écoulé ont transformé les visages. Douloureux contraste entre le monde débridé, insouciant, extraverti du milieu cinématographique et ce passage au réel de presque un demi-siècle. Nous traversons la joie, la convoitise, le désir, l’appropriation de la femme de l’autre, la retenue des sentiments au nom des principes moraux, la fuite, la séduction, l’éloignement filial après le fusionnel, la déloyauté, les confidences sur l’oreiller, la sexualité, l’incompréhension. Bref, un caleidoscope d’une relation adultérine éphémère.