Le problème quand on veut faire une critique d'un film ou d'une série comme INNOCENT, c'est que tout est tellement bien ajusté que révéler le moindre détail c'est véritablement spoiler.
Et quand vous avez adoré celle-ci, vous n'avez pas envie de lui casser le moindre de ses effets.
Bien entendu je peux vous dire que l'on suit Matéo Vidal, qui, malgré un passage par la case prison, arrive à reconstruire sa vie jusqu'au jour où il reçoit des messages étranges sur son portable de la part de sa femme.
C'est sans doute le minimum que je puisse raconter, mais sachez que l'histoire écrite par le très talenteux Harlan Coben est déjà de base très solide.
Mais faut-il encore la mettre en valeur.
Et, c'est là que l'autre personne de grand talent intervient; je parle d'Oriol Paulo qui était déjà le réalisateur d'excellents films tels que Mirage et Témoin Invisible.
Il arrive ici, une fois de plus, à nous faire une série ou chacunes des scènes, chacun des mots, chacun des personnages ont leur place dans cette belle mécanique qui se présente comme une grande frésque incompréhensible, et dont le rythme, et dont le son de ses engrenages parsèment la série en remettant chaque élément exactement à sa place jusqu'à la dernière seconde.
Au total cela donne une intensité continue à la série ce qui vous captivera jusqu'à la fin.
Bien entendu, parmi ces rouages, il y a un casting cinq étoiles, surtout féminin, avec les excellentes et troublantes Alexandra Jiménez et Aura Garrido.
Je vous le dis, si vous aimez les thrillers, ce serait criminel de passer à coté.