- Deuxième moitié du ve siècle, île de Bretagne. Alors que l’Empire romain s’effondre et que le christianisme s’impose peu à peu face aux dieux païens, le royaume de Logres s’organise autour de son souverain, le roi Arthur, qui règne depuis le château de Kaamelott ; entouré de ses fidèles chevaliers, il s’attelle à la mission que les dieux lui ont confiée : rechercher le Saint Graal.
Mais cette quête s’annonce plus que difficile. En cause, son entourage mélant brutes, idiots et peureux.
L’histoire de Kaamelott est connu de tous ; arrivée sur M6 pour prendre la succession de Caméra Café début 2000, c’est via le court métrage Dies Irae que Kaamelott s’impose rapidement comme une valeur sur.
Il y a peu de chose à redire sur cette série, non seulement parce-que les fans te tombent dessus tellement vite pour t’insulter que tu n’as pas le temps de dire « cul de chouette », mais surtout parce-qu’elle est presque absente de défauts.
Presque mais pas totalement.
Dès les premières saisons, l’écriture d’Alexandre Astier sera très précise, références à la pop culture, blagues pointus, jeu de ses acteurs, rien ne sera laissé au hasard.
Il est évident que les inspirations d’Astier pour DeFunes se ressent, principalement dans son personnage principal qui est bourré de mimiques en tout genre.
Et si les premières saisons ne sont que des sketchs sans vrai fil rouge, une évolution continue des personnages est à noter.
Du relationnel compliqué entre Arthur et Lancelot, des chevaliers cons comme des tables en la personne de Yvain ou Karadoc ou de la belle famille à se crever les yeux, le bon roi de la table ronde sera entouré de personnalités qui ne feront que progresser.
Il n’y aura aucune fausse notes d’interprétation, quel que soit l’acteur. Que ce soit le guest comme Yvan Le Bolloch ou les réguliers.
On aura tous nos préférés, mais il est évident que le cynisme de Leodagan, interprété par un exceptionnel Lionel Astier, sera un des mieux écrit de la série.
Il est a noté que si les décors et armures sont peu dans la première saison, le budget dès la seconde permettra d’augmenter considérablement la qualité des costumes, armes et effets spéciaux.
Et qui dit progression dans l’aventure dit aussi progression de l’histoire, du ton.
Ce qui a souvent été reproché à Kaamelott sur ses trois dernières saisons c’est cet aspect beaucoup plus sombre. Un ton très facile à comprendre quand on veut respecter au minimum l’histoire du Graal et de sa recherche, une réussite selon moi.
Et c’est bien ça qui apportera quelque chose à cette série, un changement important pour un futur ambitieux.
Mais ce qui fait la force de Kaamelott est aussi sa faiblesse ; son créateur et sa niche de fan.
Car si pour le premier, vouloir tout contrôler peut-être une façon de faire, il n’y a cependant jamais aucune inventivité dans les plans. Que du fixe sur les 4 premières saisons, aucune inventivité de mise en scène et énormément de hors-champ. Aussi efficace que frustrant, et qui se confirmera avec le film.
Le deuxième poison de cette série n’est autre que les fans donc. Une base insupportable qui te rabâchera chaque répliques comme si n’importe qui devait connaître. Si tu critique leur bible ils te tomberont dessus.
J’ai un temps fait partie de la première catégorie, puis mon cerveau a fait le reste et désormais je ne suis qu’un fan qui savoure cette série.
Une série qui a été très efficace à sa diffusion et qui reste très solide après toute ces années.
Non exempt de défauts, il est tout de même toujours agréable de regarder certains de ces sketchs cultes
En attendant la trilogie de conclusion.