Bon… Kaamelott, il y aurait énormément de choses à dire, mais je ne vais pas m’étaler trop ici. Le rythme fonctionne parfaitement, c’est très bien écrit, drôle mais aussi parfois touchant. Les premières saisons ne se prennent pas au sérieux, puis la série vire progressivement vers la comédie dramatique.
Alexandre Astier est vraiment maître de sa série : il sait exactement où il veut nous emmener, et ça marche pour certains (moi y compris) et beaucoup moins pour d’autres. C’est ça, la subjectivité de l’art, et on le ressent bien dans Kaamelott, qui malgré son succès au milieu des années 2000, suscite encore des avis très tranchés : soit excellents, soit très critiques. L’humour d’Astier est tellement unique que c’est comme la coriandre : soit on aime, soit on déteste.
Pour autant, Astier a su revisiter la légende arthurienne avec brio, mêlant mythes et éléments historiques. Les personnages sont tous très attachants et écrits pour l’être. Mon préféré est sans nul doute Perceval de Galles, incarné par l’excellent Frank Pitiot, mais on peut également citer la reine Guenièvre (Anne Girouard) et Merlin l’Enchanteur (Jacques Chambon), parmi les plus réussis et les mieux écrits de la série.
Bref, Kaamelott, c’est culte. Alexandre Astier réussit son pari de raconter la légende arthurienne à sa manière, avec un humour très décalé mais toujours surprenant. Une chose est sûre : cette série restera pour moi l’une des meilleures séries françaises de l’histoire, aux côtés de Un Village Français et Le Bureau des Légendes.