Déjà, soulignons la qualité de l'introduction où l'on retrouve toujours le même carrousel en mouvement mais où on a un effort sur l'introduction par un Michael Palin en chapelier fou.
Cette série est dans le même style que Retour à Howards End ou Dowton Abbey. C'est à dire qu'on a devant nous une série historique avec de beaux vêtements où le rang social détermine votre place dans la société et où tout tourne autour des intrigues amoureuses et de l'ascension ou de la chute des familles.
Voilà que Becky, Rebecca Sharp, décide d'envoyer valser cette manière de penser, bien décidée à briller dans la haute société. De professeur de français dans un pensionnat pour jeunes filles, elle devient la gouvernante de deux jeunes filles d'une famille noble fauchée (ou alors très radine ?). Heureusement pour elle, elle sait être charmante lorsqu'elle y voit quelque chose à gagner. Elle est ainsi l'amie d'une jeune fille de bonne famille (endettée) et essaye désespérément de se jeter dans les bras du frère de son ami. Lorsque cela ne fonctionne pas, elle trouve un autre prétendant en la personne de Rawdon Crawley. Très beau, un peu canaille, il est le mouton noir de la famille mais est surtout le neveu préféré d'une tante acariâtre très riche. Becky tente ainsi de l'aider à mettre la main sur la fortune familiale.
Avec un tel scénario, Olivia Cooke réussit par son jeu d'actrice à nous présenter une Becky tour à tour charismatique et détestable (voire les deux en même temps). A ses côtés, les personnages restent vivants dans un enchaînement d'épisodes ludique même si, on doit reconnaître que certains manquent de profondeur.
Au final, c'est une série qui n'est pas forcément inoubliable mais qui se regarde aisément. Assez pour que j'ai envie de retrouver l'actrice principale dans House of the Dragon.