"La Palma" est le genre de série qui vous donne immédiatement envie de réserver des vacances aux Canaries, puis qui vous rappelle quelques minutes plus tard que votre hôtel pourrait éventuellement être transformé en piscine olympique par un tsunami de taille raisonnablement apocalyptique. Cette mini-série suit une famille norvégienne venue profiter tranquillement des paysages idylliques de La Palma, jusqu'au moment où le volcan décide de rappeler à tout le monde qu'une île paradisiaque reste une île volcanique, et qu'il n'en a strictement rien à foutre des réservations d'hôtel. Non mais ! Ho !
Une éruption impressionnante plonge la famille dans une course contre la montre au milieu des cendres toxiques, de la lave et d'un danger encore plus bizarre qui se profile à l'horizon : un gigantesque tsunami menaçant de ravager une partie du monde. J'ai beaucoup aimé le côté spectaculaire de la mini-série, notamment grâce aux magnifiques images des Canaries. Ben, oui, c'est vrai, c'est "beautiful" ! Les décors naturels sont superbes et apportent une dimension cinématographique à l'ensemble. Un vrai piège à touristes, quoi !
C'est magnifique à regarder, mais j'ai rapidement compris que dans cette série, mieux vaut admirer le paysage depuis la télévision de chez vous plutôt que d'aller sur place réserver une chambre avec vue sur le volcan. Les effets spéciaux sont également réussis et donnent une belle ampleur aux événements. Le tsunami final constitue évidemment le gros morceau du spectacle et offre des séquences particulièrement impressionnantes. J'ai aimé la manière dont la série monte progressivement en puissance, en passant d'une situation inquiétante à une véritable catastrophe d'ampleur mondiale.
Le rythme soutenu aide beaucoup et évite que les quatre épisodes ne s'enlisent dans des explications interminables sur la tectonique des plaques. On sait que ça va mal finir, mais on veut quand même voir jusqu'où la catastrophe va aller, ce qui est probablement le principe même du film catastrophe : regarder les problèmes arriver en espérant très fort que quelqu'un d'autre ait payé l'assurance. J'ai également apprécié les personnages, que j'ai trouvés attachants.
La famille constitue un véritable point d'ancrage émotionnel et permet de donner un peu d'humanité derrière les explosions, les nuages de cendres et les vagues gigantesques. Même si certains passages restent évidemment très calibrés pour le genre et que quelques situations peuvent sembler prévisibles, j'ai trouvé que l'ensemble fonctionnait suffisamment bien pour que je me laisse embarquer. Le format court est également un véritable avantage : la série va droit au but, ne s'éternise pas et se regarde très facilement.
Pas besoin de prévoir trois semaines de congés payés et un stock de pizzas pour venir à bout de cette série. J'ai apprécié cette efficacité qui permet de profiter pleinement du spectacle sans avoir l'impression que la lave avance plus vite que le scénario. Au final, j'ai aimé "La Palma" pour son côté spectaculaire, ses paysages sublimes, ses effets spéciaux réussis et son rythme soutenu. Ce n'est certainement pas une œuvre qui cherche à révolutionner le genre, mais elle remplit parfaitement son contrat en proposant un divertissement efficace et visuellement impressionnant.
Je la conseillerais aux amateurs de séries courtes qui veulent voir une famille courir pour sauver sa peau pendant que Dame Nature décide de transformer le secteur en gigantesque feu de camp... Bref, quatre épisodes, un volcan, un tsunami et suffisamment de dégâts pour comprendre une chose essentielle : pour mes prochaines vacances, je réserve peut-être finalement une maison en rase campagne. Ouai, c'est même sur.... Et décidé... D'ailleurs, je conclurais simplement par une évidence naturelle : comment l'humanité finira : un tsunami ou une bombe nucléaire ? Laissez moi un commentaire, je fais un sondage, mort de rire !