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le 7 mars 2016
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Au début, j'étais très enthousiasmé de pouvoir revoir certains candidats de la télé réalité que j'aimais bien à travers un concept certes peu original mais que j'aime toujours autant, qui est celui...
C'est dingue, hein - ce que la télévision invente. Il faut se le dire franchement;. Et, ce qui me dépasse, c'est l'effet ; l'effet que cette émission produit sur moi.
Je tiens à commencer en le disant ouvertement : mon exutoire cognitif, ma cure d'apaisement des neurones, la masseuse de mon cerveau, le jacuzzi-seule-avec-de-la-bonne-bière-en-pression-svp de ma faculté de penser, c'est la télé-réalité.
Ce fut une rencontre inédite. J'étais en train de regarder Secret Story 10 pour les besoins de mes recherches - qui gravitait autour de questions de consommation visuelle de l'autre - et je suis tombée dedans.
Depuis, je suis à fond de certaines émissions soigneusement choisies pour différentes raisons ; "La villa des coeurs brisés" en fait partie.
Et c'est ouvertement parce que (1) ça gueule (2) ça explose (3) ça chafouine. La colère, la bêtise, les vengeances mesquines, les poussées de commérages, la jalousie, l'immaturité, l'inconstance, les crises ridicules et spectaculaires - et j'en passe - qui tapissent "La Villa des coeurs brisés", tout ce joyeux bordel m'est cathartique. J'avais jamais compris le côté cathartique de la tragédie, pendant l'Antiquité ; ce concept m'échappait totalement ; je ne parvenais pas à le ressentir - et donc à mieux le saisir. Maintenant, je peux le dire : c'est bon. Ces gens qui se mettent sur la gueule, ça m'apaise, et ça calme ma violence. C'est tellement futile. Je dois dire que j'adore ça, un peu de futilité. Je n'ai aucun souci à m'investir émotionnellement là-dedans - ça me purge.
Et - chose cruciale concernant ce programme : la love-coach, ce concept extraordinaire, cette femme qui a pour mission de résoudre les problématiques ("Je n'ai pas confiance en moi", "Je collectionne les femmes", "Je ne crois plus en l'amour", "Je suis trop exigeante" etc) des candidats. Cette femme m'a probablement fait pleurer une vingtaine de fois durant les séances de coaching. Une belle grosse plongée dans le pathos au moins aussi cathartique.
Tout en écrivant cette critique, j'ai le sentiment de décrire une thérapie.
Ce n'est probablement - mmph, qu'en sais-je. Moi, ça me fait du bien.
Créée
le 25 juil. 2018
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