Un véritable échiquier international où s'affronte la DGSE, la CIA, le FSB et les services secrets syriens, algériens ou iraniens. On est loin de 24, Kassovitz ne dégaine pas une seule fois une arme et le propos est plus centré sur la récupération et l'échange d'informations.
La bande son a beau être minimaliste, certaines scènes savent monter en suspense comme peu d'autres savent le faire. Quant au scénario on craint parfois de tomber dans des tropes habituels (héros rogue et solitaire, empêtré dans les conséquences de ses choix) mais rapidement on prend des chemins différents et explore alors des alternatives intéressantes, plus intelligentes, des méandres de l'espionnage.
Ce qui peut rebuter c'est le rythme français, un peu plan-plan à l'image d'un Daroussin pantouflard. Mais on ne fait pas ici dans l'art et essai, on s'éloigne de la noirceur de Braco ou Engrenages et c'est bienvenu.
La saison 1 peut se regarder seule et pour n'avoir vu que le pilote de la 2e, je suis pour l'instant un peu sur ma défensive... j'espère qu'on conservera le ton intelligent pour la suite.
C'est pas une révolution mais c'est une vision différente du genre que j'accueille avec plaisir.