Fin 2025, je repère Le Miroir aux Idoles, le pitch me plait, je décide de le mettre dans ma watchlist et de le démarrer une semaine avant les épisodes finaux. Oui, j'aime bingewatcher et alors ? J'y pense parfois, j'ai envie de me lancer. Mais adulte que je suis, je me retiens, je passe à autre chose, je regarde d'autres (navets) kdramas. Je continue ma petite vie, métro, boulot, dodo, new year, new me.
Et puis le drame... le MEGA drame.. le couteau planté dans le dos, la balle logée en plein cœur... Le Miroir aux idoles est arrivé et m'a dit "hold my beer" et depuis je suis FURAX. Mais genre, vraiment furax. C'est quoi ce scandale ?! Et ce qui m'agace le plus, c'est pas que c'était nullissime mais c'est que j'ai continué à espérer que ça pouvait bien se finir. Pardonnez ma delusion...
Aller, c'est parti, on commence par le pitch : on suit l'histoire de Maeng Se-na (Choi Soo-young) une avocat froide et dévouée à son travail. Malgré ses apparences, elle a un secret : elle est fan de Do La-ik ou Do Ra-ik (Kim Jae-young), une idole. NB : sur Netflix il porte les deux orthographes en fonction des épisodes, so who knows. Le quotidien de Maeng Se-na est bouleversé quand elle apprend que Do La-ik est accusé de meurtre et qu'elle décide de lui proposer ses services.
Maintenant qu'on a planté le décor, on se dit quoi ? Bah on s'dit pas tant de choses hein. Pas tant, parce que on s'fait chier, mais sévère.
Je tiens de suite à me justifier, c'est pas moi qui le dit, mais c'est Maeng Se-na, épisode 10 à la 58ième minutes 49 secondes "c'est ici que ça commence". Oui oui, c'est vraiment tiré de l'épisode vous pouvez aller vérifier par vous-même. Il y aura fallu 10 épisodes pour qu'enfin l'enquête prenne un peu plus d'ampleur et que tout le monde commence à se secouer le coco. Parce que, jusqu'à présent, personne mais alors vraiment personne ne s'était inquiété du sort des uns et des autres. Do La-ik, petite biche délicate qui affiche toujours une expression un peu perdue, ne semblait pas trop inquiété de savoir qu'il pouvait finir derrière les barreaux. Il garde des secrets pour lui, il réagit de manière spontanée qui lui porte préjudice, il prend le temps de tomber amoureux. Meang Se-na, sans l'ombre d'une expression sur le visage, oublie qu'elle est davantage avocate que chargée de RP. Que dire du procureur ou de l'équipe de police qui sont autant impliqués dans cette enquête de meurtre que s'il s'agissait d'une enquête pour le vol d'un paquet de mouchoirs. Si autant, on peut excuser la lenteur de l'enquête côté procureur, on est quand même en droit de se poser des sérieuses questions pour le reste des personnages. Enfin bref, pendant 10 épisodes, on regarde pas grand chose, c'est assez mou, assez feignant.. N'espérez d'ailleurs aucun suspens dans cette enquête (spoiler) comme elle est corrompue.
Si vous pensiez vous mettre un petit quelque chose sous la dent lorsque Do La-ik découvre le pot aux roses concernant le passé de fan de Meang Se-na, vous feriez mieux d'aller vous tartiner une tranche de pain, car c'est pas ça qui va vous rassasier. Et c'est super dommage. Dommage parce qu'à défaut d'être une enquête intéressante, on aurait pu au moins aborder ce sujet de la relation fan / idoles. Surtout que c'est un sujet qui est presque culturel en Corée avec le problème des sasaengs, il y avait un potentiel de malade. Ils commencent à l'aborder mais ça restera malheureusement qu'en surface. Parce que cette belle bichette de Do La-ik ne sait plus faire sans son avocate et il préfèrera faire parler son cœur plutôt que de réfléchir plus de 30 secondes d'affilé.
Parlons justement du personnage de Do La-ik. Je suis un peu mitigée. A la fois, je comprends ce personnage qui semble découvrir le monde pour la première fois avec cet air perdu constamment imprimé au fond de ses yeux. Parce que Do La-ik baigne dans ce monde depuis très petit, et en ayant commencé tôt, il ne connait pas grand chose à la vraie vie : sa mère a abusé de sa confiance à de nombreuses reprises, ses fans ne respectent pas ses limites, il est globalement mal entouré. Il ne sait pas du tout gérer ses relations, son meilleur ami gère l'ex, son manager gère les tensions du groupe etc.. On peut donc comprendre cet aspect très passif de sa personnalité. Mais à la fois, il a vraiment un air de chiot apeuré et perdu tout du long. Il a tout d'un ado paumé, qui pige rien à rien. A croire qu'il se demande ce qu'il fout là.. C'est un peu pénible d'ailleurs. Et si vous regardez bien, vous pourrez peut-être voir le néant passer au fond de ses yeux à quelques reprises... Je crains qu'il ne s'agisse malheureusement d'une erreur de casting plus qu'une vraie volonté de la direction artistique. Il manque en profondeur et en saveur.
Si je fais ce reproche au personnage de Do La-ik, il est applicable à peu près tous les personnages présents. A limite, Kwak Byung-gyun (Jung Jae-kwang), le procureur est un poil plus haut en couleurs.
Si vous aviez aimé ah l'épisode 14 de Dynamite Kiss, bah vous allez apprécié ah l'épisode 12 du Miroir des Idoles. Ou l'art de me faire crier devant mon écran. Franchement, c'est du foutage de gueule... L'épisode 12 n'a aucune raison d'exister, si ce n'est la volonté de faire une série avec un nombre pair d'épisodes.. Cette volonté constante de vouloir tout boucler, c'est fou... Parfois c'est important de donner réponse à des questions, et puis parfois, il faut savoir s'en passer... D'autant plus qu'ici il n'y a vraiment rien d'intéressant, on laisse tous les personnages se repentir. Malheureusement, pour certains personnages, on a tellement pas / peu d'affect qu'on s'en fiche un peu.. Bref, j'ai passé une heure à soupirer, si bien qu'on m'indique dans l'oreillette un début de tornade dans mon salon. Sachez donc, que si après tout ça, vous aviez encore envie de vous mater cette série, vous pouvez préserver une heure de votre temps et vous arrêter à l'épisode 11.
Objectivement, c'était très mauvais. On lui trouvera peut-être des qualités, c'est certain tout n'est pas noir ou blanc, mais j'ai dû, pour ma part, passer à côté.