1h52, je viens de finir le visionnage de ce krama et je suis perplexe. Donc, je me pose la question : Comment traduire mon ressenti ?
Peut-être en utilisant mon traducteur automatique Papago parce qu'on est au 21ème siècle, qu'on a tous un portable et une connexion internet et qu'on est également à l'ère de l'IA ?!!!!!!!!!! Oui, je suis frustrée que personne ne pense à utiliser un p***** de traducteur tout du long..
Bref, revenons à nos moutons... Je disais quoi encore ? Ah ouais, il est 1h52 (54 maintenant) et je n'ai aucune sombre idée de ce que j'ai envie d'écrire sur ce kdrama ou encore quoi en penser. Alors, navrée par avance, mais je vais jeter toutes mes idées en one-shot, ça va pas être construit, pas être cohérent, mais pour rappel, il est 1h54.
Peut-être pour partir du pitch de base : une actrice novice, Moo Hee, fait la rencontre d'un traducteur, Ho-jin, lors d'un voyage. Alors que leurs chemins se séparent rapidement après leur rencontre, ils se retrouveront quelques mois plus tard. Mais tout aura changé, d'actrice novice, Moo Hee passe d'actrice à renommée. Grâce à cette nouvelle popularité, elle sera invitée à tourner dans une émission dont le concept est de partir en voyage avec une autre célébrité, Hiro. Sauf que ces deux là ne parlent pas la même langue. Heureusement Ho-jin va être appelé sur le tournage pour servir d'interprète mais aussi, et il ne le sait pas encore, pour être le gardien du secret de Mo Hee et de Do Ra-mi.
2h08.. Vous vous dîtes que j'écris lentement mais je vous promets que je cherche quoi écrire... Et ça me prend autant de temps pour me décider.
C'est pas dégueu à regarder, le scénario est assez cohérent, il n'y a pas de grosses inepties, pas de plot twist dingues, pas de triangles amoureux nazes, tout le monde joue de manière mesurée, les seconds rôles sont sympas même si on reprendrait bien un petit peu d'alchimie. La photo est exceptionnelle. Le tournage se passe dans quatre pays différents : Japon, Corée, Canada et Italie. Je dois dire que les plans au Canada et en Italie sont incroyables. Le premier épisode au Japon avec tous les plans de trains sont divins pour les yeux. C'est rafraîchissant, c'est beau, ça fait rêver. La BO est légère et c'est plutôt agréable. Et surtout, on a pas d'accident de voiture qui débouche sur un coma avec perte de mémoire à long terme. Je vous rassure, on aura quand même du coma, faut pas déconner ! -hé soit tu regardes un kdrama, soit t'en regardes pas-. Mais heureusement, tout le monde garde sa mémoire.
Là, vous vous dites, ca y est, l'autre elle est folle, elle a du positif, mais elle sait pas quoi en tirer et elle met autant de temps pour écrire aussi peu de choses... Promis j'essaie.
Quelques points négatifs, Kim Seon-ho joue du Kim Seon-ho. J'ai fini Hometown Cha-Cha dernièrement, et je ne vois pas de différence entre les deux personnages qu'il incarne. Je ne sais pas si c'est leur écriture ou si c'est lui, mais c'est dommage. Impossible de ne pas penser à Du-sik quand on voit Ho-jin : gentil, qui aide tout le monde, mais qui s'indigne aussi pour des choses bêtes, qui juge parfois, qui peut être dur par les mots. Ca m'a un peu empêchée de rentrer dans les premières épisodes. J'ai toutefois apprécié le voir dans un des épisodes dans une posture plus sombre quand il se retrouve "menacé" (j'en dis pas plus sous risque de spoiler).
(spoiler) J'ai trouvé ça chouette que le thème des maladies mentales soient abordées, de manière assez décalée, mais pour moi, ça ne collait pas et je pense que c'est principalement ça qui fait que je n'arrive pas à statuer sur ce que je ressens. Je n'arrive pas à savoir si ce sont les maladies mentales qui sont abordées, les traumatismes ou les conséquences (comme le manque de confiance en soi, le refus de croire au bonheur, l'auto-sabotage). Il y a un peu de tout et un peu de rien mais sans jamais creuser, ça rend difficile la lecture des épisodes et on ne sait plus trop sur quel pied danser. En fait, hormis les conséquences de la maladie mentale (dissociation ou bipolarité, ça ne sera jamais expressément nommé, donc faites votre choix), le kdrama n'ira jamais plus loin. La "guérison" est traitée en 30 secondes dans le dernier épisode. Mais ça aurait nécessité bien plus, genre un suivi, surtout que le scénario compte sur Ho-jin qui fait de la psychologie de comptoir avec Da Ra-mi avec quelques phrases bien galvaudées ou qui se veulent énigmatiques.. Et ça, je vous le dis, ça m'emmerde... J'ai, par ailleurs, trouvé que tout ça était trop pris à la légère, parfois presque romantisé. Alors, ne me faîtes pas dire ce que je n'ai pas dit, j'aime pas quand c'est full chialade dans les chaumières mais le fait qu'on aborde jamais ce que ressent Moo Hee après ses moments de dissociation est aberrant. Le fait qu'elle ne soit jamais inquiète en se réveillant le matin après avoir black-out tout une soirée et nuit me laisse perplexe. Elle ne cherche jamais à savoir ce qu'elle a pu faire pendant ses "crises" faisant totalement confiance à Do Ra-mi alors qu'elle en a quand même assez peur au début. Elle semble même l'invoquer sur commande alors que dans les faits, c'est pas si simple. Bref, je le redis, ça m'emmerde...
Evidemment, les deux derniers épisodes sont nuls au possible. Ils ont l'art de tout gâcher sur les deux dernières heures. (spoiler) Ils vont se servir de ces deux derniers épisodes pour ramener un élément des premiers épisodes dont tout le monde se fout et avait oublié : ici un scandale avec son ex (pourquoi ?!!!) qui leur sert de prétexte pour aborder un nouveau problème qui sera traité qu'en (graaaaande) surface : les critiques du public coréen dès qu'une célébrité s'affiche en relation. Si c'est pour pas parler en profondeur du sujet (qui est clairement un vrai fléau dans ce pays), ça servait à quoi bordel ?!
Alors voilà, il est 2h36 et j'en viens à mon point final.
Quelle est la morale de ce kdrama ? Est-ce qu'on veut faire le focus sur les traumas et leurs conséquences ? Est-ce qu'on a simplement voulu nous faire comprendre qu'on a pas tous le même langage et que parfois ça nécessite d'écouter avec plus d'attention ? Que pour s'aimer on a pas besoin de parler la même langue à partir du moment où on fait des efforts ? J'ai le sentiment qu'ils ont tout mis dans un mixeur et que, même si la couleur du smoothie donne envie, le goût lui laisse un arrière-goût pas hyper agréable.
Je l'avoue, j'aurais presque préféré une romance simple, bête et méchante.
C'est décidé, 2h40, : je mets la moyenne, c'était pas nul mais c'était pas woaw. C'était bien, mais je préfère encore utiliser Google traduction que Papago.
En bref, ça valait pas le coup que j'écrive tout ça à cette heure alors que mon réveil sonne à 7h.