L’anime est beau. Les messages de cet anime sont émouvants. Mais l’histoire en elle-même ? Je ne sais pas. Surtout, le gars ? Il m’a saoulé.
Kit est le cliché de l’aristocrate avec un talent fou mai avec une responsabilité au sein de sa famille qui l’étouffe. Il ne comprend pas ce que vivent les autres et ne cherchent pas vraiment à les comprendre. Il ne se mêle pas vraiment à eux, alors même qu’il a son groupe d’amis. Dans l’anime, on le met beaucoup en avant avec des messages qu’il donne aux autres sans se mettre à leur place. Oui, ce qu’il dit n’est pas entièrement faux. Pour autant, il se comporte comme un sacré con à plusieurs reprises. J’ai vraiment du mal avec ce personnage. Une part de moi le comprend et essaie d’apprivoiser ce type de personnage, qui peut-être me ressemble un peu. J’ai aussi des mots durs avec mes proches. Peut-être que c’est pour ça qu’il m’énerve un petit peu.
Lili est un véritable rayon de soleil. Elle incarne parfaitement les valeurs de la culture japonaise comme la détermination, la persévérance, le dur labeur, y compris pour vivre ses rêves. Elle a ce côté rêveur avec une vision et cette vision change au fil des épisodes sans ternir son rêve. Au contraire, il change avec elle. Elle avance vers une direction et apprend. Son évolution au sein de l’université est folle.
Le groupe d’amis qui se forment m’a beaucoup touché. Ils viennent tous d’horizons différents, ont des ambitions et des aspirations différentes et se complètent tous les uns aux autres. Ils grandissent ensemble et tissent des liens qui ne s’oublient jamais. Ils s’inspirent les uns et les autres et j’ai adoré ça. Je n’ai jamais eu de groupe d’amis de la sorte qui reste soudé pendant des années alors dans la fiction, c’est une des choses que je préfère voir ou lire.
J’ai été aussi très surprise dans l’évolution de Catherine et elle est devenue mon personnage préféré de l’anime. Son évolution et son développement m’ont beaucoup surprise. D’un côté, elle est la personnification d’un certain féminisme. Elle suit d’abord parfaitement ce que lui demande le patriarcat, le questionne, se questionne elle-même et finit par avancer selon ce qu’elle veut. Elle a une confiance folle et voir une femme réussir et s’épanouir grâce à ses choix et à ses décisions, j’ai adoré. Elle devient une femme exceptionnelle.
Le côté historique, lui, est un petit prétexte pour le reste de l’histoire et les relations dans cette histoire. Il y a une mention de la guerre, mais on ne la montre pas vraiment. On montre ce qu’elle a demandé à renoncer pour beaucoup de gens. Une guerre ne tue pas uniquement des peuples par ses armes, mais aussi par la façon dont elle fait renoncer à ce que l’on voulait. Tuer des rêves, c’est tuer une personne.
Et enfin, l’anime met en avant l’art et nous donne envie de nous aussi peindre, sculpter, apprendre l’art. On voit à quel point une œuvre raconte quelque chose sur celui qui l’a réalisé. On voit à quel point une œuvre est une partie de celui qui l’a faite. La créativité, la réalisation artistique, le processus d’idée, la vision d’un artiste, ce que l’on veut raconter, ce que l’on veut découvrir, tout un tas de choses qu’on voit sous différents angles. L’art prend part à toute l’histoire.
Un anime qui parle d’art est toujours d’une réalisation sublime, avec des plans qui me bluff. D’autant plus que ce sont plus paysages qui sont mis en avant que les portraits. Je ne suis pas très fan des portraits, mais j’adore l’art des paysages, de la nature ou encore de la lumière. J’ai été servie et j’ai bien mangé là-dessus.
La romance, elle, m’a beaucoup moins émue. Je ne sais pas trop quoi en penser. Tout se dénoue trop vite. C’est un peu facile. Il y a une facilité scénaristique qui me laisse quelque peu pantoise.