L’histoire suit un avocat débordé, incapable de concilier ses obligations professionnelles, familiales et personnelles dans le cadre étouffant de journées de 24 heures. Déjà soumis à une pression constante, il doit en plus défendre un mafieux colérique et instable, ce qui accentue son mal-être. Peu à peu, sa relation avec sa femme et sa fille Emily se détériore dangereusement.
Sur les conseils de sa femme, il entame une thérapie de pleine conscience, centrée sur le moment présent et la mise à distance des pensées envahissantes. Pour passer davantage de temps avec sa fille Emily, il est prêt à tout , quitte à suivre de manière assidue ces 12 semaines de pratique avec un mentor. A partir de là, le récit prend un virage original : on suit le héros dans sa tentative d'appliquer ces principes de pleine conscience au cœur de situations de plus en plus tendues, souvent absurdes ou violentes.
Ce contraste entre introspection zen et environnement mafieux donne lieu à des scènes à la fois drôles et tendues. L'avocat gravit les échelons de l’univers criminel, entouré de personnages hauts en couleur. Bien que ceux-ci manquent de profondeur — souvent réduits à des archétypes caricaturaux —, ils restent attachants et servent efficacement le ton léger du récit.
La mise en scène se distingue par une narration inventive : la voix off du personnage principal et ses apartés face caméra apportent un second degré bienvenu, renforçant notre attachement au protagoniste. Le ton oscille habilement entre comédie noire et drame psychologique, tout en gardant une certaine fraîcheur.
Divertissante et plutôt originale, cette première saison s’achève sur une ouverture intrigante, laissant présager une suite potentiellement plus ambitieuse. On attend la saison 2 avec curiosité