Cette première saison des Meurtres zen est une expérience assez inégale qui avait pourtant tout pour me plaire avec son concept de départ original et son humour noir prometteur. Le début est vraiment réussi, porté par une mise en scène soignée et une introduction intrigante où l'on découvre ce personnage d'avocat tentant de concilier pleine conscience et monde du crime. On se laisse facilement porter par les premiers épisodes, trouvant un certain plaisir à voir comment les principes de relaxation s'appliquent à des situations macabres. Malheureusement, la série s'essouffle considérablement à mi-parcours et l'ennui finit par s'installer durablement. Le tournant majeur se situe pour moi après la mort du baron, son chef ; une fois ce pilier de l'intrigue disparu, l'intérêt retombe comme un soufflé et je n'ai plus réussi à m'accrocher aux enjeux proposés. Le rythme devient alors beaucoup trop lent, les répétitions s'accumulent et le décalage comique, qui fonctionnait si bien au début, finit par lasser faute de renouvellement. C'est vraiment dommage car la performance de l'acteur principal reste solide, mais elle ne suffit pas à compenser un scénario qui fait du surplace. Finalement, j'ai fini par arrêter de la regarder avant la fin de la saison, faute de motivation pour suivre une intrigue qui tournait en rond sans réelle tension. C'est une série qui reste correcte techniquement, mais qui manque cruellement de souffle sur la longueur pour nous tenir en haleine jusqu'au bout du voyage.