Loin de se cantonner à ces espèces de robots géants qui se transforment en avions (?!) et se mettent bêtement sur la gueule, Macross Plus est surtout une bluette charmante et une histoire de rivalités entre deux zèbres pour la même femelle, une bécasse indécise en l’occurrence.
Bien qu’il soit rempli de poncifs amoureux et d’une sentimentalité à fleur de peau, cette mini-série en 4 épisodes exploite habilement la nostalgie et la rancune issue d’un malentendu (comme c’est souvent le cas dans les relations amoureuses compliquées, me dira-t-on !).
De par ses personnages bien définis, si la série n’échappe pas à une certaine caricature, elle en profite également et sort les marrons du feu par la même occasion ; elle oppose radicalement les tempéraments de ce trio un peu perdu, a fortiori à propos des deux loustics aux comportements si excessifs qu’ils en deviennent vraiment hilarants…
Par dessus cette bluette aux regrets éternels (ou presque…) Macross Plus intercale sans se gêner (et avec une ingénuité désarmante) un complot d’une IA rebelle. Et bien sûr, on a un énorme robot géant gigantesque immense pour faire bonne mesure et bonne figure !
Le style est assez curieux, contrasté et anguleux, pour ne pas dire très vilain, alors que l’animation pour sa part fait vraiment peur… Néanmoins la musique variée de Yoko Kanno rattrape le coup et procure à l’ensemble une superbe ambiance.
Voilà donc une sorte de comédie sentimentale sur fond de bastons de zingues goldorakisés, un bien étrange mélange perfectible parfois mais en même temps dramatique, divertissant, drolatique et fort bien rythmé !