Alex est une jeune femme de 25 ans, maman d’une petite fille de 3 ans, qui décide de quitter le père de sa fille, violent et instable. La série suit le parcours et les efforts archarnés de la jeune femme pour s’en sortir. Trouver un logement, une source de revenu, un moyen de garde pour sa fille, faire face à l’incompréhension teintée de mépris de ses interlocuteurs : clients, bailleurs, services sociaux, employeurs… le tout en subissant les errances de ses proches, tous défaillants et en prise avec leurs propres problèmes.
La série met en lumière de façon intelligente et nuancée les immenses difficultés à se protéger et à se procurer ce qui parait être le minimum (un toit pour dormir, un repas, la sécurité physique), en un mot : la précarité. Les changements de domicile précipités, les revers de fortune sont filmés à hauteur de femme, sans pathos, mais avec beaucoup de nuance et de profondeur. Le format série nous permet d’entrer progressivement dans cette logique de vie, toujours sur le fil, et d’en explorer toutes les mécaniques retorses. Les acteurs sont impeccables, particulièrement l’actrice principale, dont la frêle silhouette semble ne jamais cesser de s’agiter pour trouver la sortie.
Une très belle série.