J’ai regardé Malcolm : Rien n’a changé, cette mini “nouvelle saison” en 4 épisodes… et franchement, ça fait mal d’en arriver là.
Au départ, l’annonce du retour de Malcolm in the Middle m’avait hype comme rarement. Une série culte, un humour unique, une famille chaotique et borderline… bref, tout ce qu’on ne voit plus aujourd’hui. Puis j’ai vu que c’était une production Hulu sous pavillon Disney… et là, premier doute. Parce que soyons honnêtes, la famille de Malcolm, c’est EXACTEMENT l’opposé de ce que représente Disney. On était sur une série irrévérencieuse, presque anarchiste, avec un humour qui n’avait peur de rien. Un truc brut, imprévisible, parfois malaisant, mais toujours sincère.
Premier point, le casting. Retrouver quasiment toute la famille fait plaisir, vraiment. Revoir Bryan Cranston ou Jane Kaczmarek, ça joue direct sur la nostalgie. Même Christopher Masterson est toujours aussi crédible, et honnêtement, lui et sa femme à l’écran n’ont quasiment pas pris une ride.
Mais alors… Dewey. L’acteur Erik Per Sullivan a refusé de revenir pour ses études, ok. Résultat ? Un pseudo-remplaçant qui sert à rien. Le personnage est à l’étranger, présent uniquement en visio, avec trois lignes de dialogue… donc concrètement, il aurait largement pu revenir pour ça. Là, ça fait juste bricolage inutile. Et Reese… parlons-en. Justin Berfield a pris un sacré coup. Ça choque, presque ça sort du truc. Tu ne vois plus Reese, tu vois un acteur fatigué qui essaye de rejouer un rôle qu’il ne porte plus.
Mais le vrai problème, il est ailleurs. Disney n’a rien compris à ce qu’était Malcolm. Ils ont coché des cases. On se rappelle qu’à la fin de la série originale, Lois était enceinte. Ici, l’enfant est bien né… et le personnage est présenté comme non-binaire. Dès les premières minutes, on a Hal qui galère à dire “iel”. Et Stevie, le meilleur ami de Malcolm, qu’on connaissait pour son côté nerd et attachant… apparaît 30 secondes pour nous apprendre qu’il est de la fanfare... Noir, Handicapé et gay.. il coche TOUTES les minorités... Et c’est là que ça coince, c’est forcé. Pas naturel. Pas drôle. Juste posé là, comme un checklist à valider. À l’époque, Malcolm n’avait pas besoin de ça. La série parlait déjà de marginalité, de différence, d’échec social… mais elle le faisait avec finesse, sans jamais donner l’impression de faire la leçon.
Et le pire dans tout ça ? On parle d’une comédie. 4 épisodes de 30 minutes… et pas un rire. Pas un sourire. Rien. Le timing comique est mort, les dialogues sonnent faux, les situations sont plates. On dirait une imitation de Malcolm, faite par des gens qui ont vu la série… mais qui ne l’ont jamais comprise.
Conclusion, un retour inutile, sans âme, qui capitalise sur la nostalgie sans jamais retrouver ce qui faisait la force de la série. Parfois, il vaut mieux ne rien relancer que de faire ça.