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Ce n'est pas tous les jours qu'un produit télévisuel estampillé Marvel connait un succès colossal. Et cela trois fois de suites. La saison 1 de Daredevil a enchanté la plupart des gens, réconciliant Marvel avec le sombre et la violence, tandis que la saison 1 de Jessica Jones a marqué les esprits avec son méchant époustouflant joué par David Tennant. Et la saison 2 de DD était prometteuse. Tellement prometteuse que Marvel et Netflix sont maintenant plus que partenaires. Une série Punisher était déjà annoncée avant même que la saison 2 soit délivrée. L'engouement autour de cet énergumène n'est pas sans justification, et ce serai avec plaisir que je rempilerai pour une série autour de ce vengeur aux méthodes peu orthodoxes.


Saison 1



Pour bien comprendre le succès de cette série, il faut remonter aux origines. Tout commence au début des années 2000 (pour être exact vers 1998), lorsque Avi Arad vend les droits des personnages Marvel à différents producteurs. Marvel étant en pleine période de crise, puisque ses comic books ne rapportaient plus grand chose, il fallait l'aide de la cinématographie pour booster les ventes. C'est ainsi qu'on a eu le droit aux premiers Marvel... La FOX et Sony ont été les premiers à se risquer dans l'aventure, avec des 4 Fantastiques, des X-Men et des Spider Man très controversés. Mais c'est seulement en 2008 que Marvel Studios propose Iron Man, qui révolutionne le genre super héroïque puisque Marvel lancera à partir de cette année plus d'un film de super héros par an, et qui aboutira à une bonne tripotée. Il fallait s'y attendre, le genre a lassé les spectateurs très vite. Non seulement le ton des films Marvel Studios ne plaisait pas à la majorité du public (l'humour forcée, avec des gags toujours plus nuls les uns des autres -Thor 2 je te pointe du doigt- et qui finissent par détruire le film), mais le genre ne se réinventait plus. On restait constamment dans le même type de scénario, qui séduisait les fans mais cela s'arrêtait là. Le remède à l'époque, c'est la trilogie The Dark Knight de Nolan. Warner et DC proposent une trilogie à la noirceur époustouflante, dominée par un ton et une photographie propre à la majorité des films de super héros qui sont sortis après.

Mais Marvel a insisté. Beaucoup trop. Tellement trop que l'humour a laissé, et que même les fans en ont eu marre (je ne suis pas de cela, mais je le connais). C'est là qu'intervient Marvel TV. Après les échecs successifs d'Agents of SHIELD (qui deviendrait intéressant qu'à partir de l'épisode 16 de la saison 1) et d'Agent Carter, Marvel pactise avec Netflix pour sortir quatre séries (à la base) qui serviront de prologue à une série crossover, sobrement appelé Defenders. Et que fût pas notre surprise à tous (je parle au nom de la majorité) de découvrir un univers riche, sombre et violent, avec des protagonistes développés et un héros tourmenté.

La saison 1 a révolutionné l'image que portaient alors les spectateurs vis-à-vis de Marvel. Et c'est ce que j'espérais depuis un sacré bout de temps. La série reprend directement certains des runs les plus beaux de Marvel Comics, en s'inspirant en grande partie du travail de Miller.

La violence accrue et crue de la série a parfois été sujet de controverses. Même si elle est rarement mal utilisée, il n'empêche qu'elle était destiné à un public plus mature, ce qui n'était pas forcément le plus judicieux (Deadpool et son interdiction au moins de 17 ans a suscité bien des énervements). Mais cela permettait d'avoir un autre regard sur les super héros. Et j'avoue que l'histoire de Daredevil n'est pas géniale. Mais cette série le met à l'honneur, contrairement au nanar avec Monsieur Affleck, qui a préféré s'orienter vers DC en incarnant Batou.

La principale raison de voir la série, c'est la progression de la psychologie des personnages, parfaitement maîtrisé. Cela fait maintenant un moment que j'ai dévoré la première saison, mais cela ne m'empêche pas de me remémorer certaines scènes incroyablement belles. Daredevil est puissant, Nelson est touchant, Karen Page suscite la compassion et Wilson Fisk incarne un mal compréhensible. Parce que oui, les méchants ne sont pas forcément méchants. Il faut voir au delà de leurs actions peu glorieuses pour y découvrir le secret de leur vie, et l'origine de leur personnalité. C'est pourquoi le personnage de Wilson Fisk est si profond, et qu'il a tant plu. Parce que oui, Fisk est le meilleur méchants de chez Marvel adapté sur les écrans, et bien loin des pitoyables vilains des films Marvel Studios (ceux d'Iron Man sont quand même totalement nuls).

La saison 1 proposait aussi des séquences de combat inouï, avec une chorégraphie maîtrisée et excellente. Le plan séquence d'un des épisodes, souvent comparé à Old Boy, est miraculeusement bon. Les combats sont tous aussi bons les uns des autres, parfois ultra violents, parfois rapides. Les costumes sont aussi sujet de controverses. Si celui de Daredevil au début de la saison a fait l'unanimité, puisque reprenant directement le run de Miller, son deuxième costume est loin d'avoir fait consensus. Le Diable de Hell's Kitchen moulé en cuir rouge, c'était osé. Mais c'était surtout raté. Et Netflix l'a bien compris, puisque le costume a été immédiatement changé pour la saison 2.

Bref, je ne sais comment vous le dire, mais regardez cette série. Au moins la saison 1. Essayez de me convaincre que l'antagoniste n'est pas excellent, que les scènes de combat ne sont pas grandioses et que les personnages ne sont pas sympathiques. Essayez, pour voir. Vous n'y arriverez jamais parce que je suis tombé amoureux de cette série.


Saison 2



On l'aura attendu cette saison 2! Presque un an s'est coulé depuis la dernière goutte de sang de Daredevil, et les trailers suggéraient un chef d'oeuvre visuel, que ce soit l'arrivée du Punisher ou d'Elektra. Peut être bien trop de trames à exploiter au final. Mais l'on retrouve l'ambiance sinistre de la première saison, et cette seconde parvient à se hisser au sommet, à dépasser la première et j'en passe.

Tout d'abord, ce sont les combats qui sont mis à l'honneur. Plan séquence, ralentis sous la pluie, véritable cascades, des séquences d'action à un rythme à faire pâlir le style de Batou dans BvS... Tout est réuni pour faire plaisir au public, et ça réussit. Parce qu'on ne peut pas rester pensif face à un tel déluge de beauté visuel, de cruauté scénaristique et de violence. Cette violence est d'ailleurs beaucoup plus appuyée dans cette saison que dans la première. Certains diront que c'est mieux, d'autres vous affirmeront le contraire. Je suis des deux côtés, même si le surplus de violence dans quelques épisodes m'a vraiment rebuté, car je ne vois clairement pas l'intérêt d'arriver à un tel stade d’hémoglobine et de litres de sang versés dans la nature. C'est parfois malsain. Mais c'est le but de la série, puisque le Punisher ne fait pas dans la dentelle, et n'hésite pas à franchir le stade que Matt a juré de ne jamais dépasser. C'est d'ailleurs une lutte contre soi même qu'exerce Murdock, face à un Frank Castle et une Elektra Natchios bien trop cruels.

La saison 2 passe très vite. De nombreux personnages apparaissent, et beaucoup de clins d'oeil et d'easter eggs sont lancés à tout azimut. Il ne faut que quatre épisodes pour présenter le Punisher et on passe directement à Elektra. Cette dernière m'a laissé un peu dubitatif, et ne m'a pas tellement convaincu. En tout cas c'est loin d'être aussi prenant que le Punisher. Peut être est-ce dû au choix de l'actrice ou à son comportement qui s'éloigne vraiment de l'esprit des comics (même si le plus grand affront aux comics reste le personnage de Stick, dont les motivations restent assez floues). Le casting est d'ailleurs toujours au top, avec un trio Murdock / Nelson / Page qui marche du tonnerre. On regretterait presque le tournant des derniers épisodes.

Contrairement à beaucoup, je ne considère pas le dernier épisode comme un échec. J'aime beaucoup l'épisode 13. Les combats d'arts martiaux sont mes combats préférés, et certaines séquences sont justes jouissives. Et les dernières secondes laissent présager du lourd. On attend de pied ferme la saison 3!

Au delà de quelques défauts qui sont loin d'être imposants, Daredevil est ma série préférée. Super héros tourmenté, reprenant directement la torture psychologique des runs de Bendis ou de Brubaker, Daredevil s'impose dans une série violente, à l'image de ses antagonistes, qui sont les clés de la réussite de la série.

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