Exceptionnellement moyen : une note parfaite entre 4 et 6 sur 10.
Tout au long de la série, je me suis surpris à me demander : « est-ce que j’apprécie vraiment ce que je regarde ? »
On peut reconnaître à la série une esthétique forte, une mise en scène léchée et ce côté gothique propre à Tim Burton. Le scénario, construit comme une enquête, fonctionne plutôt bien : la narration tient la route, même si quelques passages inutiles viennent simplement meubler :
Comme la course en forêt entre l’école et les scoot.
Mais la série souffre de très gros défauts. Elle semble constamment coincée dans un entre-deux : probablement tantôt envisagée pour les adultes, tantôt pour les jeunes ados. La saison 2, annoncée plus sombre et mature, se prend en réalité beaucoup trop au sérieux, tout en accentuant les stéréotypes de dialogues et de personnages déjà clichés dans la première (Enid ou Barry le Directeur en sont de bons exemples).
La saison 1 tenait surtout grâce à Jenna Ortega et à certaines belles initiatives de jeu. Mais dans la saison 2, son interprétation devient bien trop sur joué: mines boudeuses systématiques, répliques hautaines mécaniques. On ne sait plus si c’est elle qui force le trait ou si l’écriture l’y enferme, mais le résultat lasse rapidement.
Bref, ça manque cruellement d’audace. L’humour noir, qui aurait pu être le cœur de la série, reste sous-exploité et trop souvent édulcoré. Avec plus de mordant, moins de clichés et une direction artistique assumée (plutôt qu’un entre-deux maladroit), Mercredi aurait pu véritablement marquer, mais le résultat actuel est insipide.
Ps: on parlera pas des relents wokistes a peine déguisé, avec Netflix c’est habituel.