Avec Ronan Bennett à la réalisation, MobLand s’inscrit dans la lignée des fresques criminelles modernes, portée par un casting qualitatif.
J’ai trouvé que la série tirait sa force de ses acteurs : Tom Hardy, charismatique comme toujours, donne une intensité brute à son personnage, tandis que Pierce Brosnan apporte une prestance plus froide mais tout aussi convaincante. L’atmosphère rappelle un Peaky Blinders 2.0, autour d’un héros charismatique et d’un univers mafieux qui accroche. La mise en scène, sans éclats, reste efficace pour une série d’action, laissant l’intrigue parler d’elle-même.
Mais ce rythme effréné a aussi ses revers : trop de rebondissements tuent parfois la cohérence, et certains personnages comme Seraphina, Bella ou Brendan restent trop en arrière-plan. Certaines intrigues (la relation Eddie/Gina, les liens de parenté) semblent forcées, et les motivations de Maeve manquent de clarté. Enfin, la série hésite à assumer sa noirceur : les scènes de torture ou les romances sont édulcorées, donnant un côté presque puritain qui tranche avec l’univers mafieux.
Au final, MobLand séduit par son ambiance et son casting, mais reste frustrant dans ses non-dits. Une série plaisante à suivre, mais qui laisse un goût d’inachevé.