Ah, nos amis d’Outre-Manche savent nous offrir des comédies vachardes, joyeusement grinçantes mais toujours drôles et ce Motherland ne fait pas exception. On y suit des mères de famille et un père au foyer (Kevin) dans leur quotidien de la banlieue de Londres, chacune essayant de gérer les galères qui se présentent tout en faisant bonne impression. Il y a Julia qui jongle entre son boulot prenant dans l’événementiel, ses enfants, un mari qui a toujours mieux à faire que d’être à la maison (partie de foot, de bowling…un peu comme un running gag). Liz, elle, est mère divorcée, n’ayant pas sa langue dans sa poche ; Amanda est la « mère parfaite », chic et guindée en toutes circonstances, et voulant à tout prix être le centre d’attention de ce petit monde. Tous les évènements (anniversaires, fêtes…) doivent passer par Amanda. C’est l’Organisatrice en Chef, représentante des parents d’élèves et seul son avis est le bon bien sûr ! Kevin essaie bien d’intégrer le petit cercle d’Amanda mais sans jamais y parvenir. Par contre, Amanda possède un larbin et c’est Anne, bonne pâte irlandaise qu’Amanda traite n’importe comment.
Dans cette petite communauté, on n’est jamais loin du pétage de plomb avec des scènes souvent désopilantes. La toute 1ère scène nous montre Julia emmenant en trombe ses deux enfants à l'école, pieds sur l'accélérateur et sans grand respect du code de la route vue son retard...Pour s'apercevoir une fois arrivée...que ce sont les vacances!!! 😂 Cette série de trois saisons bénéficie de deux atouts. D’abord une qualité d’écriture qui fait que de nombreux dialogues sont ciselés et irrésistibles en partant de situations somme toute banales (Noël, anniversaires, compétition de sport, week-end à la campagne…). Ensuite, des actrices et acteurs de grand talent : Anna Maxwell Martin, Diane Morgan (l’ahurissante Philomena Cunk, c’est elle !), Lucy Punch, Paul Ready, Philippa Dunne et Tanya Moodie…La saison 3 est marquée par des sujets un peu plus graves comme le racisme et le cancer mais pas question de céder à la morosité, le ton reste joyeux. Attention par contre, les dialogues sont truffés d’allusions typiquement britanniques (personnages, émission de télé…) par forcément faciles à comprendre pour nous. Ça n’enlève rien au plaisir qu’on a de regarder cette série qui fait la part belle aux mères, de vraies héroïnes du quotidien.