Série de 20 épisodes d'environ 70mn chacun ; ça peut sembler long, mais au final ça ne l'est pas du tout.
Alors qu'un chercheur vient de trouver le moyen de détecter le gène du psychopathe dans les fœtus, un serial killer est au même moment arrêté après une vingtaine de meurtres violents (il décapitait ses victimes).
20 ans plus tard, deux policiers doivent mener l’enquête sur une série de crimes sanglants, manifestement commis par un tueur méthodique et malin.
Je ne dévoile pas plus de détails du scénario, au risque de spoiler.
C'est une série qui nous embarque tout de suite. Elle part à 100 à l'heure, et ne ralentit plus jusqu'à son dénouement.
Le scénario est à la fois complexe , subtil et cohérent, plein de rebondissements et quand on croit avoir trouvé la réponse aux questions qu'on se pose, on comprend qu'on est encore loin du compte.
Il faut garder toute son attention, au risque de perdre le fil ; à défaut, on peut rapidement s'égarer dans les noms des nombreux personnages (surtout ceux des victimes), voire avec les flash back qui sont pourtant là pour faciliter la compréhension de l'intrigue (les 5 premiers épisodes peuvent paraître compliqués sur ce point, mais il ne faut surtout pas lâcher).
L'intrigue est particulièrement bien construite, et nous tient perpétuellement en haleine.
Chacun des personnages principaux a un passé douloureux, qu'on découvre assez vite pour certains, plus tardivement pour d'autres, ce qui permet de comprendre à posteriori la raison de leurs actions.
Tout s'accélère dans la dernière partie du drama où on identifie pourquoi le tueur est aussi actif et difficile à attraper.
Le jeu des acteurs est magnifique.
Park Ju-hyun (Bong-yi) est parfaite en jeune femme volontaire, mais un peu paumée et rongée par un traumatisme de son enfance ; Kyung So-jin (Hong-ju) l'est tout autant en journaliste de TV, elle aussi impactée par son passé (ce qu'on découvre sur le tard).
Lee Hee-joon (Moo-chi) interprète de belle manière le rôle du policier aguerri, mais instable, alcoolique et mal dans sa peau à cause d'un événement traumatisant quand il était enfant (ses parents ont été tués devant lui par le décapiteur).
Quant à Lee Seung-ji (déjà vu et déjà très bon dans Vagabond), il est tout simplement exceptionnel de justesse et de subtilité dans le rôle évolutif et difficile du jeune policier (Ba-reum) torturé par sa conscience et les nombreuses questions qu'il se pose sur lui même, et progressivement envahi par des émotions parfois contraires.
Une série envoûtante, bien filmée , très bien jouée, sans temps mort.
Mais attention, cette série est parfois sombre et violente malgré les floutages (désagréables) des couteaux et cadavres.
On est loin du monde des bisounours, mais si on aime les vrais thrillers, on est à la bonne adresse.
Une véritable pépite que je mets parmi mes TOPS.
NB : Il existe un «bonus» de 2h à la série : Mouse the predator (l'action vue avec l'oeil du tueur), à voir entre les épisodes 15 et 16 (surtout pas avant au risque de tuer l'intrigue) ou à la fin de la série. Mais pas de version STFR, les sous titres sont en anglais