Saison 1 : je ne me souviens pas de tous les détails mais cette saison 1 était innovante par son traitement à plusieurs lectures, mélangeant les genres thriller, polar-geek. Les personnages sont attachants et bien joués par un casting solide (même si j'ai beaucoup de mal avec les protagonistes féminines, Charlene en tête). Le prétexte principal de renverser le capitalisme est sympa et prête à sourire et on comprend vite que c'est juste un prétexte pour parler d'autres chose que de révolution. Et ça finit avec un twist étonnant. On en demande plus...
Saison 2 : avec le cliffhanger de la s1 on attend de découvrir les réponses, des explications sur le pourquoi du comment. Et bien c'est là que ça part totalement en vrille. Déjà le rythme rompt avec tout ce qui a été fait précédemment et installe une ambiance anxiogène de dépression schizophrénique où il est question d'introspection, d'évasion, de rédemption, de construction... De beaux messages sur papier mais c'est long et soporifiques. Je me suis surpris à m'endormir à plusieurs reprises devant cette s2 soporifique. Autant que je vous prévienne, si vous êtes dépressif ou triste et votre moral est à zéro, fuyez cette saison 2. Tout est morne, statique, délavé, inexpressif, sans vie, sans saveur. Les personnages féminins sont encore plus irritants, Angela Moss en tête, avec sa tête de poisson rouge qui ne dit rien, au visage suspect et au regards globuleux. Les enjeux de départ se trouvent conceptualisés en métaphores abstraites façon matrix 3. Au bout de quelques épisodes on devine que la révolution annoncée est déjà aux oubliettes. On se croirait devant un fight club psychanalitique carburant aux somnifères. Juste énervant.