‘Monsieur Robot’ est un hacker de génie, un peu anarchiste sur les bords, idéaliste et anti-système… surtout anti-E, « E » la méga-corporation intrusive et reine du Monopoly qui espionne, contrôle tout et magouille à tout va bien entendu : une sorte de concentré des « GAFAM » actuels, affectueusement surnommée « E(vil) » (mais quelle subtilité, c’est fou…) par Monsieur Robot et sa joyeuse équipe de pirates…


Alors, ils vont pirater la Evil Corp pour un monde meilleur et liiibre… oui, il y a un peu de SJW là-dedans. Mais aussi la diversité du vivre ensemble ainsi que la valse et la foire aux clichés…

Car si la série semble plus ou moins vraisemblable, elle s’écarte bien trop souvent d’un quelconque réalisme. En tout cas, c’est clairement divertissant, du moins au début… à la manière des jeux Watch Dogs par exemple.


Mais si c’est divertissant et parfois carrément drôle, c’est surtout parce que Monsieur Robot n’a plus toutes les lumières allumées là-haut… il est complètement cinglé, le pauvre gars.

Et ça, la série nous l’explique au fur et à mesure et au fil des saisons jusqu’à atteindre un paroxysme à la moitié de la saison 3. Plus que le hacking, « Mr. Robot » est en effet une série sur la maladie mentale !


Et ce n’est pas que lui (excellemment incarné par Rami Malek), ou le non moins excellent Christian Slater, c’est aussi la majorité des personnages tous plus tarés les uns que les autres… une galerie de fous et un asile à ciel ouvert en somme.


Si ces excès sont plaisants, ils deviennent néanmoins fatigants à force de répétition et ne servent par vraiment l’intrigue principale. Les personnages de Wellick (le Suédois dépressif) ou de la blondinette aux yeux globuleux par exemple ne servent en fait… à rien ou presque. Et sont incohérents dans leurs comportements ou leurs motivations.


Oui, on sait qu’ils sont dingues d’accord, mais tout de même ! on pourrait se passer d’eux aisément et on sent bien qu’ils ne sont que des bouche-trous en définitive.

Par ailleurs, le grand complot international et délirant est surtout trop délirant pour qu’on y croit un peu plus que ça… c’est simplet, caricatural et symptomatique d’une paranoïa typiquement américaine (non, c’est pas les Russes cette fois, c’est les Chinois !).


En dépit de ses divagations et même de ses provocations (progressistes), en dépit de sa réalisation de plus en plus maniérée et malgré son essouflement regrettable lors de la seconde moitié de la troisième saison, la série parvient à maintenir la curiosité à défaut de garder le rythme et le cap.


A l’issue de la troisième saison cependant, on se demande comment ils vont parvenir à conclure ce merdier (les scénaristes ou le scénariste en question) car ça part totalement en vrille…

Le personnage « White Rose » est à l’image de la série finalement : dingue, machiavélique et signe d’un agenda woke vraiment douteux… et de fort mauvais goût.


Puis, vient la saison finale (la quatrième) et c’est bien ce qu’on craignait : ça part vraiment en vrille dans tous les sens : rebondissements bidons, dialogues lénifiants, psychodrames successifs à deux dollars et surtout l’ennui qui s’invite irrésistiblement dans 11 épisodes sur 13 ! ça dort debout et/ou ça se noit dans le ridicule et le plus souvent, c’est les deux en même temps.


Enfin, l’épisode 13 atteint des sommets de prétention, de guimauve, de bisounoursisme et d’inepties ! C’est bien dommage tout cela, car les comédiens se révèlent toujours excellents et que la structure de la série semblait… solide. Mais c’était un leurre ! et tout s’est effondré…

Broyor
3
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le 19 sept. 2026

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