Mystery Road joue avec tous les codes du polar noir: l'enquêteur taiseux, les personnages secondaires intrigants, souvent alcooliques, l'ambiance grave, les lieux sombres et délabrés. Pauvreté, racisme, violence verbale et psychologique, haine visible ou rentrée, tout y est pour que ça explose.
Mais on n'est pas aux États-unis. Le Bush et l'outback australiens servent de décors parfois somptueux parfois terribles à ces épisodes qui utilisent l'histoire dramatique de la colonisation australienne pour ajouter de la tragédie à la tragédie et proposer une œuvre brute de décoffrage qui nous change des séries policières habituelles cleans et aseptisées venues d'Europe.