Saison 1 (5/10) :
Sur un bon sujet aussi bien de drame que de comédie (la série est un peu entre les deux), « Mytho » déçoit quelque peu. Pourtant, dans les premiers épisodes, loin d'être parfaits, j'ai senti quelque chose : une forme de malaise, de gêne bien retranscrits à l'écran, que ce soit à travers certaines situations ou l'excellente interprétation de la trop rare Marina Hands. Cette idée d'un mensonge intenable sur la durée, partant d'une « bonne » intention se transformant quasiment en cauchemar inextricable au quotidien n'est pas vraiment nouvelle mais toujours intéressante à traiter, et la série a clairement ses moments, où l'on ressent le talent de Fabrice Gobert, notamment auteur du réussi « Simon Werner a disparu... ».
Mais bon, il faut aussi savoir construire sur la durée et là, c'est beaucoup plus compliqué, même avec seulement six épisodes. Ça traîne, se répète, agace parfois, certaines sous-intrigues apparaissant mal ou trop tardivement intégrées à la principale. Surtout, alors que j'étais plutôt séduit par cette manière de « justifier » le comportement de l'héroïne par l'attitude très autocentrée voire méprisante du mari et des enfants, les réactions de ces derniers, notamment lorsque la mère leur dit leurs quatre vérités, sont abjectes et surtout pas du tout crédibles.
Du coup, alors que j'étais relativement séduit dans un premier temps, j'ai fini par me lasser grandement d'une histoire et de personnages beaucoup moins intéressants que prévu, malgré une chouette bande-originale et donc l'évident plaisir de revoir Marina Hands. Pas sûr que je m'essaie à la deuxième saison, ou alors en revoyant très fortement mes espoirs à la baisse.