8
le 21 sept. 2015
SuivrePlata o plomo
Le pilote était très fort. Il y avait du Scorsese là-dessous, tant dans les procédés de narration que dans les sujets énoncés. On était alors pris d'un dilemme : la saison pourrait-elle continuer...
Narcos, c’est une de ces séries qui te happent dès la première scène et ne te lâchent plus. La narration en voix off, les images d’archives mêlées à la fiction, la Colombie des années 80 reconstituée avec une générosité visuelle rare — tout concourt à créer quelque chose qui ressemble davantage à un grand documentaire romancé qu’à une série de narco-trafic classique.
La réalisation joue intelligemment sur cette frontière entre réel et fiction. Les décors, la lumière, la chaleur moite de Medellín suintent l’authenticité, et la série n’hésite pas à ralentir pour installer une géographie humaine et politique complexe. C’est ambitieux et ça fonctionne.
Mais tout le reste s’efface devant Wagner Moura. Son Pablo Escobar est une performance monumentale — inquiétant sans jamais forcer, charismatique sans jamais glamouriser, capable de passer en une fraction de seconde de la tendresse au meurtre froid. Il donne au personnage une densité humaine troublante qui transcende largement le cadre de la série. On comprend comment cet homme a pu tenir un pays en otage, et c’est ça le vrai tour de force.
La part de romanisation de l’histoire est réelle — certains faits sont arrangés, certains personnages composites, certaines chronologies ajustées pour les besoins dramatiques. Mais Narcos assume ce parti pris sans prétendre faire de l’histoire, ce qui est honnête.
La série perd un peu de sa superbe après le départ d’Escobar. Pas mauvaise, mais orpheline de son centre de gravité.
Ce qu’il reste, c’est surtout Wagner Moura. Et ça, c’est immense.
Créée
le 17 mai 2026
Critique lue 10 fois
8
le 21 sept. 2015
SuivreLe pilote était très fort. Il y avait du Scorsese là-dessous, tant dans les procédés de narration que dans les sujets énoncés. On était alors pris d'un dilemme : la saison pourrait-elle continuer...
7
le 1 sept. 2015
SuivreNarcos aura au moins eu ce privilège : faire une quasi unanimité sur son pilot pour ensuite séparer les positions. Le projet une nouvelle fois ambitieux de Netflix avait tout pour plaire : du trafic...
8
le 31 août 2015
SuivreDès le premier épisode on se mange une petite baffe : Est-ce qu'on regarde une série moderne, un biopic à l'ancienne ou un descendant spirituel de Cocaine Cowboys ? C'est la magie de la narration de...
7
le 17 mai 2026
SuivreHalf Man, c’est la série que tu regardes avec une boule au ventre, et que tu continues quand même. Deux frères, trente ans de relation, une violence qui éclate le jour d’un mariage — Gadd remonte le...
3
le 11 août 2026
SuivreL’Objectif Visuel (Mise en scène & Esthétique) Une photographie terne aux teintes bleutées et un découpage télévisuel sans relief tuent toute tentative d’atmosphère. L’abus de champs-contrechamps et...
8
le 21 mai 2026
SuivreIl y a des films qu’on regarde, et des films qui vous marquent à vie. Terminator 2 fait clairement partie de la deuxième catégorie.Ce qui sidère encore aujourd’hui, c’est l’ambition visuelle du film...