Au départ je mettais du 8 sur les épisodes, puis j'ai vite vite mis du 7, et ensuite je suis descendu sur du 6/10 car il manque quelque chose... Quand on promet l'univers de Reacher… mais qu'on oublie presque Reacher sur le parking... C'est dingue ! J'ai pigé une chose : appeler ça « l'univers de Reacher », c'est un peu comme vendre une pizza quatre fromages… avec un seul morceau de mozzarella posé au milieu.
Cette sériequi risque de ne pas être renouvelée tellement elle est plate comme une pizza, met en avant Frances Neagley, l'ancienne partenaire de Jack Reacher, désormais lancée dans sa propre enquête. Lorsque plusieurs événements inquiétants la poussent à remonter une affaire complexe, elle mobilise ses compétences d'ancienne enquêtrice militaire pour démêler un réseau de mensonges et de violence. Sur le papier, l'idée d'offrir son propre terrain de jeu à ce personnage avait de quoi séduire.
Sauf que très vite, une question m'a poursuivi pendant toute la série : quel est réellement le rapport avec Reacher ? Oui, il apparaît bien pendant cinq minutes dans le premier épisode, et dix minutes dans le dernier épisode, histoire de tamponner officiellement le passeport de la série. Puis il disparaît presque complètement, au point que j'ai eu l'impression que l'univers partagé s'était surtout arrêté au panneau d'entrée.
Pourtant, la série n'est pas dépourvue de qualités. Le personnage principal porte plutôt bien son personnage et conserve cette froide efficacité qui faisait déjà son charme dans Reacher (vite fait). Les scènes d'action sont propres, la réalisation reste soignée, et l'ambiance de thriller fonctionne par moments. On retrouve ce goût pour les enquêtes où chaque indice cache une nouvelle complication, même si l'ensemble paraît moins percutant que son grand frère.
Là où j'ai décroché, c'est sur le scénario. L'intrigue prend parfois des détours inutiles, certaines révélations arrivent sans véritable impact, et plusieurs personnages secondaires peinent à exister autrement que comme distributeurs officiels d'informations. À certains moments, j'avais presque l'impression qu'ils faisaient la queue pour livrer leur réplique avant de reprendre leur bus.
Le rythme reste correct, mais il manque cette sensation de puissance qui caractérise Reacher. Là où Jack Reacher entre dans une pièce et donne immédiatement l'impression que les murs vont demander leur mutation pour cause de fragilité, Neagley mise davantage sur une progression plus classique, sans retrouver cette identité si particulière qui faisait décoller la série d'origine.
J'en ressors donc avec une impression mitigée. J'ai passé un moment plutôt agréable, Maria Sten tient largement son rôle, mais j'ai surtout eu le sentiment que la série utilise le nom de Reacher comme un argument d'entrée (et de vente) avant de partir faire sa vie ailleurs. Si j'avais regardé Neagley sans cette promesse d'univers partagé, je l'aurais sans doute trouvée plus cohérente. En l'état, j'attendais davantage qu'une simple apparition de courtoisie du colosse aux gros bras. Bref, j'ai mis 6/10, car je suis sympa, et qu'il reste quelques actions efficaces mais les gens de sens critiques, tel que je les connais vont sacquer à mort cette série. Oui, oui, je commence à connaitre cette communauté, qui sait que n'être négative.. Ciao les amis, portez vous bien et sortez couverts !!!