Once Upon a Time est une série qui parvient à replonger le spectateur dans l’univers enchanteur des contes de fées tout en leur offrant une nouvelle dimension. Dès le générique, la magie opère : le dessin qui change à chaque épisode pour annoncer l’histoire d’un personnage est une idée brillante, qui donne envie de découvrir à chaque fois quel élément se cachera dans le décor.
J’apprécie particulièrement l’usage des flashbacks. Ils permettent de voyager entre Storybrooke et les royaumes enchantés, tout en donnant plus de profondeur aux personnages. Ce va-et-vient constant rend la série dynamique et offre un nouveau regard sur les héros et les méchants que nous pensions connaître.
Il est vrai que certains détails ternissent légèrement l’ensemble. Le changement d’acteurs pour certains personnages brise parfois l’attachement que l’on a pour eux. De même, certaines intrigues manquent de cohérence, comme le pouvoir de Cruella qui peut communiquer avec tous les animaux alors qu’elle est, à l’origine, uniquement associée aux chiens. L’histoire de l’Auteur dans la saison 4 peut aussi sembler confuse par moments.
Ma saison préférée reste la troisième, notamment grâce à l’arrivée de Peter Pan. Ce personnage, à la fois sombre et captivant, apporte une fraîcheur nouvelle, d’autant plus qu’il est accompagné d’un capitaine Crochet revisité avec charisme. La relation entre ces figures légendaires rend cette partie particulièrement marquante.
La série n’hésite pas à prendre des libertés avec les récits originaux. Cela donne parfois des intrigues étonnantes, voire inexplicables, mais c’est aussi ce qui fait sa beauté : elle ose mélanger et réinventer les mythes. Néanmoins, l’ajout de personnages comme Elsa, Anna ou encore Vaiana m’a semblé moins pertinent. Dans cet esprit, j’aurais préféré voir des figures plus inattendues comme Simba du Roi Lion ou Stitch, qui auraient apporté une originalité supplémentaire.
La saison 5, quant à elle, propose une tournure intéressante et relance l’intérêt. La série aurait pu s’arrêter dignement à la saison 6, qui conclut déjà de nombreux arcs narratifs. La saison 7, en revanche, m’a semblé inutile : elle manque d’âme et peine à captiver, comme si la magie s’était dissipée.
En définitive, malgré ses longueurs et ses incohérences, Once Upon a Time reste une série marquante. Elle a su redonner vie aux contes que nous pensions connaître par cœur, en les réinventant avec audace. C’est une œuvre imparfaite, mais profondément magique, qui nous rappelle qu’au fond, il y a toujours une part de féérie dans chaque histoire.