Les 4 ans d’attente pour la saison 2 avaient été décevants. Cette saison 3 a pataugé pendant 6 ans, aux mains du même studio J.C.Staff, avec des mois de teasing et des communiqués affirmant changer l’histoire du manga. Si le premier épisode ne se montre pas folichon, il propose tout de même une animation convenable et des efforts réalisés. Malheureusement, cela s’effondre dès le suivant avec une ribambelle de voix off sur des images statiques, des éléments grossièrement animés au milieu d’environnements sans aucune vie. Les plans 3D sont impersonnels, le montage est chaotique, et l’amateurisme se ressent sur le rythme, le doublage, et la musique - tous amorphes. L’action n’est pas plaisante à suivre, sans cohérence dans le dessin entre les angles de vue, et on nous sert régulièrement des plans cache-misère et du hors champ. Des plans stylisés pointent de temps à autres, et on peut noter un bon chara-design pour des personnages sans utilité. On reconnaît sans mal le style loufoque, puéril et parodique de l’auteur One, auquel le studio ne sait aucunement faire justice. L’animation est de ce fait fainéante, avec parfois simplement des esquisses monochromes mises en scènes. Il y a plus de mouvement dans le cadre qui bouge sur l’image statique que dans les scènes. Par ailleurs, la laideur du dernier épisode est soit un troll complet, soit un aveu total d’échec. Comme pour la saison précédente, les douze épisodes sont une perte de temps totale, sans enjeux ni scène percutante pour l’anime. Des persos secondaires se contentent de parlotter à n’en plus finir et dispenser un humour pauvre. Et Saitama dans tout cela ? On a le droit à quelques moments inintéressants de son quotidien, et à peine 1 minute d’action en toute fin de saison. On préfèrera se repasser la première saison en boucle.