Oz, Oswald penitenciary, abrite le fruit des réflexions de l’idéaliste Mac Manus sur l’univers carcéral : Emerald city. Un lieu où les détenus ont plus de libertés en échange de plus de responsabilités. Le but est de favoriser les interactions sociales dans un but de réinsertion, brassage des cultures. C’est beau. A part que des criminels aguerris avec plus de libertés, ça peut aussi faire des dégâts.
Oz nous met une grande claque dans la tronche. La série nous enferme avec les détenus dans cette prison dont on ne sortira jamais. Les seules scènes hors de cet espace sont des flasbacks nous indiquant comment sont arrivés les détenus. En effet, chaque personnage important nous est présenté de la même façon par un narrateur – lui aussi détenu – avec son nom, son éventuel surnom, son crime et sa peine. Il n’y a pas un héros dans Oz. Il y a plusieurs protagonistes. Aucun n’est un héros. Que ce soit côté cellule ou côté gardiens, personne n’est gentil ou méchant. On apprend à découvrir des caractères, des motivations diverses. Il y a toujours une raison, dans Oz. Parfois inavouable. Parfois complètement déconnectée de notre réalité. On suit les personnages, on les voit évoluer tantôt en bien, tantôt en mal. Chacun essaie d’assurer sa survie. Dans un clan ou en magouillant. L’important c’est de rester en vie, même rester humain devient parfois secondaire.
Oz nous sert une belle brochette d’acteurs qui jouent tous au moins juste si ce n’est très bien. Oz n’embellit pas. Les hommes - et quelques femmes - nous sont servis tels quels, sans maquillage si ce n’est pour les salir. Un peu comme si l’on suivait un documentaire. C’est brut, violent dans les images et le texte. C’est prenant, aussi. A voir en VO, les dernières saisons n’ont de toute façon jamais été doublées en français, alors autant s’y mettre dès le départ.