Le premier épisode qui relate l’assaut de l’ambassade britannique à Paris pouvait laisser croire que la série allait rejoindre les réussites passées de Canal + telles les séries « Engrenages » ou « Braquo ». Mais très vite (2ème épisode et suivants), force est de constater que Tewfik Jallab et Ritu Arya ne font pas le poids en comparaison d’un Jean-Hugues Anglade ou d’un Thierry Godard ou d’une Caroline Proust ou, à mille lieux, d’une Audrey Fleurot. Quant à Emmanuelle Bercot, qui tient le rôle de la Présidente de la République, elle peine à incarner (c’est un euphémisme) ce personnage (qui a l’air de se demander ce qu’il fait là) ; le scénario lui fait faire le grand écart entre une femme sans scrupule ordonnant des assassinats et une midinette au coulis de fraises minaudant comme une midinette dans les bras de son amant. On n’y croit pas, et plus grave, c’est d’un risible consternant : qui a eu cette idée folle de scénario (idée stupide surtout) d'imaginer une relation amoureuse entre une Présidente et son agent de protection !?
Et cette volonté de politiquement correct ! : Une femme Présidente de la République (1ère case), un duo d’agents où l’un est d’origine nord-africaine (deuxième case) et l’autre est homosexuelle (troisième case). Ohé les gars ! Il reste des cases du politiquement correct à cocher mais je vous fais confiance pour les remplir la saison suivante (les saisons suivantes ?).
Le seul personnage intéressant de cette première saison c’est le terroriste dont on comprend les motivations (quasiment légitimes au vu de ce qu’on lui a fait) mais qui - là encore le scénario ! -, est conduit à faire des actes peu vraisemblables (compte tenu de sa psychologie) : un ancien torturé qui torture lui-même et sans ciller (le film lui-même, par le biais d’un dialogue, s’interroge à ce sujet !) ; un militaire féru d’honneur et de droiture qui veut bousiller un maximum d’innocents…
J’ai réussi à regarder (courageusement 💪) cette première saison jusqu’au bout, sans laisser tomber. Quant à la deuxième (la seconde ?) ce sera sans moi.