Je n'étais pas forcément emballé avec le principe de cette première série DC qui fait partie de l'univers cinématographique mis en place il y a quelques années, principalement parce que même si j'ai aimé The Suicide Squad, je n'avais pas d'affect particulier pour Peacemaker.
Évidemment, James Gunn qui a écrit la série a essayé de le rendre plus humain, avec des dilemmes moraux, ce qui rend le personnage moins idiot et donne de la matière pour en faire une série. J'ai retrouvé le James Gunn d'avant chez Disney, avec sa générosité gore et son humour beauf qui s'arrête pile là où il faut pour ne pas atteindre des sommets de lourdeur.
Je trouve que ça fonctionne un peu mieux quand c'est lui qui réalise d'ailleurs, car il fait moins souvent des plans fixes et ça dynamise la mise en scène. Bon ça reste une série humoristique avec un budget réduit, c'est pas du cinéma non plus faut pas déconner. Mais au moins les épisodes ne sont pas trop longs ce qui est le fléau de nombreuses séries actuelles et la petite troupe de bras cassés qu'on suit est plutôt attachante. Mentions spéciales à Vigilente et Adebayo d'ailleurs. Dans la deuxième saison, on voit double, le propos politique est un peu plus appuyé et c'est toujours aussi amusant sans être une révolution pour autant.
En plus tout ça se déroule sur fond de Hard FM bien accrocheur (quel générique merveilleux aussi), tous les ingrédients étaient définitivement réunis pour que j'adhère. Ce n'est pas la série du siècle évidemment mais j'ai passé un bon moment et je trouve la démarche plutôt honnête. De plus, c'est très bien que la série s'arrête au bout de 2 saisons, aussi bien d'un point de vue artistique que marketing (quelle horreur, je vais parler de fric). En effet, comme le nouvel univers cinématographique DC a pour but de durer, Gunn a pensé aux potentiels fans qui vont se faire des marathons avant d'aller voir le prochain film. Et deux saisons, c'est plus digeste que huit dans une telle situation. Plus sérieusement, ça va permettre au personnage de revenir ponctuellement dans ce "monde-là" s'il a envie qu'il revienne, sans avoir la sensation d'avoir loupé grand chose et c'est pas plus mal.