Le premier épisode promettait une série qui observait sans commenter, une mise en scène qui cherchait plus qu’elle n’affirmait, un personnage révélé à travers ses silences et ses contradictions. Cette promesse ne tient pas.
Malheureusement dès le deuxième épisode, l’écriture bascule vers une mécanique de personnages-fonctions. Chacun entre en scène pour remplir un rôle narratif précis avant de disparaître, sans épaisseur, sans surprise, réduit à sa fonction. Les situations cessent de révéler les personnages ; elles illustrent des idées déjà acquises. Ce qui devait être de l’humour ne naît jamais des personnages ou des situations : il est plaqué, et il échoue. Les épisodes sont courts. Cette brièveté, qui aurait pu devenir une contrainte formelle exigeante, sert surtout à esquiver ce que l’écriture ne sait pas construire.
La mise en scène suit la même trajectoire : la caméra sensible du premier épisode devient un tic, puis disparait. Ce qui reste ensuite est une mécanique de sitcom, prévisible, téléphonée, sans surprise.
L’intention du projet est pourtant sincère, courageuse et importante dans le contexte polonais. L’acteur principal porte la série avec conviction. Mais le Grand Prix semble avoir récompensé la promesse du premier épisode davantage que l’ensemble de la série.