Avant même de consulter la page de SensCritique consacrée à ce drama, j'avais un note globale de 7/10 en tête. Et je vois qu'elle est le reflet exact de la moyenne des votants.
Ce que j'ai le plus apprécié : le sujet original et la bienveillance générale de la série.
Même si le sujet peut sembler du déjà-vu, il ne l'est pas tant que ça dans le traitement. Nous avons une candidate à un poste dans un funérarium d'hôpital. Elle fait ça comme job d'appoint alors qu'elle a l'ambition de passer des examens pour entrer dans la fonction publique. Mais voilà, lors de son premier contact avec un mort, un jeune enfant, elle se retrouve tout à coup projetée dans une sorte d'espace parallèle avec le petit garçon qui semble revenu à la vie. Elle prend peur et s'enfuit, prête à démissionner immédiatement. Pétrie de remords, et conseillée par son oncle prêtre, elle décide de continuer tout de même dans le but d'aider ces revenants, pour lesquels un décompte commençant à 21 a été lancé dès l'apparition de l'enfant. Après chaque mort qu'elle aura pu aider, le décompte se rapprochera de zéro. Plus tard, elle croise à plusieurs reprises la route d'un jeune-homme qui a vécu un décès traumatisant et qui va finir par jouer un rôle important dans sa vie.
Comme souvent dans les dramas, rien n'est laissé au hasard, et toute rencontre et tout événement prendront du sens à un moment donné. C'est un concept bien maîtrisé, et très bien appliqué dans ce drama.
Je parlais aussi de bienveillance. C'est l'une des qualités de cette série, mais c'est risqué également, car on frôle la guimauve à certains moments. On la frôle, mais heureusement, sans jamais trop s'y attarder. L'équilibre est préservé, même si le traitement est parfois un peu naïf.
Côté acteurs, l'employée des pompes funèbres qui voit des revenants est jouée par Hye Ri, dont j'ai toujours en tête la prestation tonique et rafraîchissante dans Reply 1988. Ce rôle-ci lui convient à merveille également. Comme partenaire de romance, elle a Lee Jun Yeong, dans le rôle du jeune-homme au passé douloureux et qui se reconstruit en aidant son oncle dans une entreprise multi-services. Rien à dire sur sa prestation, convaincante. Mais on ne peut pas passer à côté des oncles, joués par Lee Gyu Han et Oh Dae Hwan, qui reçoivent ici des seconds rôles de soutien croustillants. C'est sur ces rôles que les scénaristes font reposer la plus grosse partie des situations amusantes et loufoques.
Fallait-il 16 cependant épisodes? Je pense qu'on aurait pu gagner en dynamisme en en supprimant l'un ou l'autre, mais bon, il ne faut pas trop insister sur ce point, car il y a déjà une tendance (bien trop) lourde à diminuer la longueur des dramas coréens. Des séries en 16, 18, 20 épisodes, en une seule saison, c'est ce qui fait (ou faisait...) l'intérêt des dramas. On savait qu'on était partis pour une saga, avec une fin définitive. Mais de plus en plus souvent, ceux-ci sont raccourcis à 6, 8 ou 10 épisodes, avec parfois une possible saison 2... si et seulement si la 1 a cartonné. . Ce qui a souvent pour conséquence de gommer les intrigues secondaires, mais aussi d'enlever une partie de ce qui fait qu'on entre en communion avec les personnages. C'est du moins mon sentiment. Par ailleurs, ça crée des frustrations quand l'attente pour une suite n'est pas rencontrées.
En bref, Puis-je vous aider, c'est un drama sympa et plein de bons sentiments, qui vous fait passer un bon moment. Même si parfois un peu longuet et sirupeux.